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Laniel veut se positionner comme un pôle du tourisme d'aventure

Depuis quelques années, le village de Laniel situé sur la route 101 dans le sud du Témiscamingue cherche à se positionner comme un pôle régional du tourisme d'aventure.

Un texte de Guillaume Rivest

L'ouverture prochaine du Parc national d'Opémican, qui couvre une partie de Laniel, est perçue par plusieurs acteurs régionaux comme une occasion d'atteindre cet objectif.

À Laniel, les acteurs municipaux nourrissent de grandes ambitions pour ce petit coin de pays.

Un potentiel à exploiter

Depuis l'annonce de la création d'Opémican, ils redoublent d'ardeur, souligne le préfet de la MRC du Témiscamingue, Arnaud Warolin.

« On a vraiment de bons outils pour faire de la préfaisabilité, du financement, pour accompagner des entrepreneurs. Là, on a fait de bonnes choses. […] On a une bonne idée du potentiel touristique. On a des études de marché et on travaille en étroite collaboration avec la Sépaq qui est une formidable locomotive pour du développement. La Sépaq est prête à faire des partenariats, à signer des ententes avec des entrepreneurs qui voudraient offrir des services plein air. Alors, il y a une opportunité qui est extraordinaire », dit le préfet.

Parmi les activités qu'ils comptent développer, il y a entre autres le canot-camping, les sports d'eaux vives ou encore, la randonnée pédestre.

Profiter de sa situation géographique

La position géographique de Laniel en fait un endroit tout indiqué pour le tourisme d'aventure.

Situé en partie sur son territoire, le lac Kipawa propose 1 600 km de berge. Il est considéré comme l'un des plus beaux lacs du Québec.

« On a quelque chose d'extraordinaire derrière nous. Le lac Kipawa, c'est une merveille. C'est connu à Toronto et ici, on dirait qu'on n'en voit pas tout le potentiel. Alors moi, je suis certain que s'il y a des entrepreneurs touristiques, des gens amoureux de la nature qui veulent se dire : « Je veux faire du développement », le marché est là », dit Arnaud Warolin.

Le petit village est aussi situé en amant de la rivière Kipawa. C’est l'une des plus belles rivières d'eaux vives de niveau intermédiaire en Amérique du Nord, selon plusieurs magazines spécialisés.

Avec 18 rapides sur 16 km, la rivière offre un terrain de jeu intéressant pour les pratiques de sports d'eau vive.

Le directeur du Parc national d'Opémican, Dany Gareau veut faciliter la venue d'un promoteur qui pourra offrir des descentes sportives de la rivière.

« La descente de la rivière Kipawa, nous on ne se lancera pas dans cette activité-là. Si un promoteur privé est intéressé à le faire, on va être un partenaire facilitant soit en termes d'infrastructures ou en termes de mise en valeur de l'offre de service », dit-il.

Laniel manque de services de base

Malgré ces opportunités, le dépanneur station-service de Laniel est à vendre.

Or, ce genre de service est essentiel pour attirer des touristes selon l'agente de développement de Laniel, Adèle Beauregard.

« D'un point de vue très local, il y a des services de bases qui n'existent pas et qu'on retrouve normalement dans la plupart des milieux. On parle entre autres d'un dépanneur. [Malheureusement], le milieu comme tel n'est pas suffisant pour rentabiliser [ce genre d'établissement]. Il faut qu'on trouve une nouvelle formule, formule plus innovante pour offrir des services, et aux habitants locaux, et aux touristes qui vont venir », dit-elle.

Malgé tout, la présidente du Comité municipal de Laniel, Patricia Noël, croit que le village a tout pour séduire les promoteurs.

Originaire du Lac-Saint-Jean, elle est tombée en amour avec l'endroit ce qui l'a poussé à s'y installer de façon définitive. Elle pense que l'effet pourrait se reproduire.

« Dès que je suis arrivée à Laniel, au moment où tu vis une expérience plein air, au moment où tu te retrouves sur le lac ou sur la rivière, tu te dis : « C'est ici que je veux vivre, c'est ici que je veux travailler ». Donc, j'espère que les entrepreneurs de l'extérieur qui vont venir voir le potentiel vont faire comme moi et vont juste avoir le goût de développer la municipalité », dit-t-elle.

Rappelons que la beauté des grandes chutes de la rivière Kipawa a été immortalisée sur le nouveau billet canadien de 10 $ émis pour souligner le 150e anniversaire du Canada.

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