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Lavage des mains : les établissements de santé de Québec loin de la cible

Les établissements de santé de Québec se situent bien en dessous de la cible de 70 % de taux de lavage des mains fixée par la province pour cette année.

Selon des données fournies à Radio-Canada par les établissements de santé, le CHU de Québec et le CIUSSS de la Capitale-Nationale atteignent des taux de conformité d’hygiène des mains de 47 % et 31 % respectivement.

Ce taux représente la proportion observée de lavage des mains d’un employé, médecin, infirmière, préposé aux bénéficiaires avant et après être entré en contact avec un patient.

Selon Sylvie Bonneau, directrice des soins infirmiers au CIUSSS de la Capitale-Nationale, plusieurs facteurs contribuent à cet écart avec la cible. Les habitudes dans les centres hospitaliers, centres d’hébergement, CLSC, CHSLD, résidences privées que gère le CIUSSS, tardent à changer.

« L’hygiène des mains, c’est une mesure qui est très efficace pour prévenir les infections nosocomiales, c’est une culture qui est longue à instaurer. Les mesures les plus efficaces sont vraiment de faire des rappels qui sont répétés. »

Elle souligne que l’organisation a entrepris des démarches pour se rapprocher de la cible. Des rappels sur le lavage efficace et au bon moment sont effectués. L'établissement exigera aussi un engagement de tous les intervenants.

« On va adopter une nouvelle politique pour demander à tout le personnel de signer un engagement à procéder à l’hygiène des mains au bon moment et aussi à rappeler à leur collègue les moments où ils doivent le faire. »

Meilleures pratiques

L’établissement entend également s’inspirer de meilleures pratiques dans le réseau, comme le CISSS de Laval qui a redressé la barre en instaurant des évaluations hebdomadaires.

Le CISSS de Chaudière-Appalaches s’approche également de la cible à atteindre, avec un taux de 68 %. L'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie n'est pas loin derrière avec 62 %.

Du travail reste à faire auprès de tous les intervenants en santé. Dans plus de la moitié des 21 établissements québécois analysés, les médecins sont moins diligents que les infirmières ou les préposés quant au lavage des mains.

Une meilleure hygiène des mains permet de diminuer la transmission nosocomiale de nombreux pathogènes et de nombreuses infections comme la grippe.

Rappelons que le ministère de la Santé a fixé à 70 % le taux de lavage de mains pour 2017-2018 et 80 % pour 2020.

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