Jeudi s'amorce la 9e édition des Langues Sales de La Sarre. L'humoriste Derrick Frenette, originaire de Val-d'Or, est de retour à titre de porte-parole du Festival pour une 6e année de suite. La programmation s'annonce encore une fois festive et colorée avec son désormais classique concours de « bitchage de village ».

Derrick Frenette de retour

« Chaque année quand je viens à La Sarre, je découvre en même temps que les festivaliers de nouveaux bands, de nouveaux artistes », explique Derrick Frenette. Il ajoute que, dès ce soir, le public pourra assister à un 5 à 7 au Rouge Café avec le projet Couch de Sébastien Greffard et Marie-Ève, puis au match des étoiles de la ligue d'improvisation au resto bar La Relève auquel il participera.

Vendredi soir, M. Frenette présente un Gala d'humour de la relève avec Étienne Dano, Sébastien Ouellet et François Boulianne. La soirée se terminera avec le groupe Carroté qui mélange folklore et punk rock. Samedi soir, la soirée se terminera aussi en musique avec le rappeur rouynorandien Mathew James qui lancera un album ainsi que Les Frères Goyette.

« Bitchage de village »

Le clou de l'événement demeure le concours de « bitchage de village », qui sera ouvert à toutes les générations cette année. « Des gens de tous les âges et de tous les horizons de l'Abitibi qui vont venir participer [au concours] au Théâtre Desjardins samedi soir », précise Derrick Frenette.

Les quatre villages qui seront représentés cette année sont Chazel, Dupuy, Rollet et Kanasuta, et chaque représentant à été sélectionné selon plusieurs critères, mais ils ont tous un point commun ; celui d'avoir de l'expérience dans le domaine de la scène ou dans un domaine connexe.

Un concours qui demande de la préparation

Arnel Martel, qui représentera Kanasuta, semble très fébrile. Il s'applique intensivement à se préparer pour le concours. « Il y a énormément de recherche parce qu'on doit convaincre le public que notre village est le meilleur où vivre », explique-t-il.

Cette préparation permet également aux participants de découvrir plusieurs choses sur les autres villages représentés durant le concours puisqu'il est nécessaire d'en connaître le plus possible sur les visages auxquels on s'oppose afin de pouvoir défaire ce que les adversaires vont amener et ainsi réussir à faire briller davantage son village.

« Bitchage » théâtral?

M. Martel ajoute que les participants se sont rencontrés à deux reprises avec un des organisateurs du concours, Mathieu Poirier, afin de déterminer le ton qu'ils voulaient donner à la soirée. Cette année, ils veulent donner un aspect théâtral au « bitchage de village ».

« On devient un personnage dès qu'on embarque sur scène. On n'est pas déguisés, mais on devient le personnage du village, précise Arnel Martel. On peut prendre l'intonation que l'on veut. Ça, ça regarde chacun [...] On va enrober, on va sublimer en fait, des banalités qu'on a découvertes dans notre village. »

Avec les informations de Josée Hardy Paré

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