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Le Camp-École Chicobi, plus de 50 ans de plaisir et de découvertes en nature

Le Camp-École Chicobi, à Guyenne, organisait des retrouvailles et diverses activités cette fin de semaine pour célébrer son 50e anniversaire. Un hommage a notamment été rendu au fondateur de ce camp scientifique, le chanoine André Asselin, qui en plus de transmettre le plaisir de la science à plus de 5000 stagiaires, a su préserver ce territoire d'une grande valeur écologique qui regroupe aujourd'hui quatre des huit réserves écologiques de la région.

Un texte d'Émilie Parent-Bouchard d'après une entrevue de David Chabot

Fidèle à sa mission, le Camp-École Chicobi proposait notamment une conférence scientifique du botaniste Pierre Martineau sur les plantes carnivores. Le dimanche matin, les Chicobiens matinaux pouvaient également profiter d'une sortie d'observation des oiseaux. Pendant toute la fin de semaine, la population était invitée à aller et venir autour du site pour partager ses souvenirs de ce camp situé sur les rives du lac Chicobi, dont le nom signifie « branche de cèdre ».

Une passion pour la science depuis plus de 50 ans

Si la fondation officielle du camp Chicobi remonte à 1966, son fondateur, honoré samedi, le chanoine Asselin, souligne que le projet a commencé à prendre forme plus d'une dizaine d'années auparavant, dès 1950, alors qu'il enseignait au séminaire d'Amos. 

« Le supérieur m'avait demandé de former un cercle des jeunes naturalistes, rappelle-t-il, faisant référence au Cercle des jeunes naturalistes Harricana. Ça a commencé comme ça avec des jeunes qui s'intéressaient à la nature. »

En entrevue à l'émission Des matins en or, le chanoine Asselin rappelle qu'à l'époque, l'ancêtre du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, le ministère des Terres et Forêts, possède des bâtiments à l'emplacement actuel du Camp. 

« Au lac Chicobi même, [ils] avaient une construction qui était à la disposition des garde-feux. Les garde-feux partaient de cet endroit-là avec des canots quand il y avait des demandes, se souvient-il. On a eu l'autorisation de se servir de ces bâtisses-là, qui étaient inoccupées depuis deux ans. On a parti le premier camp dans cette bâtisse-là », poursuit-il, avant d'ajouter que des rénovations ont été apportées en 1992, mais que le quartier général du camp occupe toujours les mêmes bâtiments. 

Legs scientifique et écologique

On doit au chanoine Asselin la découverte de quelques plantes rares, notamment le mimule glabre (Mimulus glabratus), une plante observée l'été dans les sources du lac Berry, ainsi que quelques fougères botryches dans le secteur de Villemontel. Depuis la fondation du Camp-École Chicobi, dans les années 1960, un très grand périmètre de forêt a d'ailleurs été préservé, un terrain de jeu idéal pour l'observation de plantes, de champignons, de mousses, de lichens, d'insectes et d'oiseaux.

En 2011, le chanoine André Asselin a reçu la médaille du lieutenant-gouverneur du Québec en reconnaissance de son implication bénévole.

Plus de 5000 stagiaires - les Chicobiens -, 300 animateurs, 8000 jeunes de classe nature et 200 administrateurs et bénévoles ont fréquenté le Camp-École Chicobi au fil des ans. La fondation Asselin-Chicobi, mise sur pied au début des années 2000, vise à soutenir ses activités.

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