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Le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or veut créer un modèle de justice alternatif

EXCLUSIF - Le Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or veut créer un Programme d'accompagnement judiciaire et d'intervention communautaire (PAJIC).

Avec les informations d’Émélie Rivard-Boudreau

Ce programme serait inspiré de la clinique Droit devant de Montréal, qui a pour mission d'aider les personnes en situation d'itinérance, qui l'ont été ou qui sont susceptibles de l'être, à régulariser leur dossier judiciaire.Cette initiative est en à ses premiers balbutiements.La directrice du Centre d'amitié, Édith Cloutier, souhaite pouvoir mobiliser les instances municipales, policières et communautaires pour pouvoir offrir ce modèle alternatif de justice à Val-d'Or.« À l’émission d’un constat, un individu peut se présenter à la clinique. Ce ne sont pas des avocats, ce sont des intervenants sociaux qui interagissent auprès des procureurs, du percepteur, de la Cour municipale, pour travailler dès le départ à cheminer vers une sortie de la rue, à trouver un logement ou à se trouver un logement. Du moins, trouver des mesures qui permettent d’améliorer sa condition de vie ».

Rôle des instances

La directrice de l'École de travail social de l'Université de Montréal, Céline Bellot, qui témoignait mardi devant les membres de la Commission Viens, soutient qu’elle considère que les instances municipales ont un rôle important à jouer.« À Montréal, la clinique Droit devant, dont on a parlé, est payée en partie par la Ville de Montréal. Il y a de l'intervention de proximité en travail de rue, dans la plupart des municipalités, qui sont payées par la municipalité. Elle a clairement le pouvoir d'influence sur d'autres secteurs et d'agir », soutient Mme Bellot.Le Programme d'accompagnement judiciaire et d'intervention communautaire serait ouvert tant aux Autochtones qu'aux non-Autochtones.

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