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Le CISSS-AT déclenche une enquête sur les comportements du Dr El-Haddad

La méthode de travail du Dr Issam El-Haddad, seul chirurgien de l'hôpital de La Sarre, suscite de nombreuses réactions. L'émission Enquête affirme qu'il aurait gonflé son salaire en profitant du système pour atteindre 1,5 million de dollar. Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) a d'ailleurs lancé une enquête pour faire toute la lumière sur ce dossier.

Une enquête lancée par le CISSS-AT

Le président-directeur général du CISSS-AT, Jacques Boissonneault, affirme que son organisation a ouvert une enquête. Selon lui, le CISSS-AT a découvert la problématique lorsque tous les établissements de la région ont été regroupés. Il assure que l'Agence de la santé de l'époque n'a jamais été avisée de la situation avant le regroupement. M. Boissonneault affirme que l'établissement ne va pas tolérer ce type de pratique.

Le ministre de la Santé affirme que d'importantes sanctions pourraient être appliquées

« Surpris et déçu », le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, affirme que la Régie de l'assurance-maladie du Québec (RAMQ) a les moyens de sanctionner des gestes tels que ceux allégués. « Dans ce genre de cas là, la première sanction, la plus simple, c'est un remboursement complet. Maintenant, ça va plus loin que ça. S'il était démontré [...] que cette personne-là avait un pattern, un modus operandi qui visait à faire ça, bien là, on tombe dans la fraude. Quand on tombe dans la fraude, on s'expose à beaucoup plus », dit-il, tout en gardant une réserve, soulignant que les faits ne sont qu'allégués pour le moment.

Gatéan Barrette a accordé une entrevue complète à ce sujet l'émission Région zéro 8.

De son côté, la RAMQ n'accordera pas d'entrevue au sujet de cette nouvelle, mais elle affirme que des vérifications sont en cours dans le dossier du Dr Issam El-Haddad.

« C'est scandaleux »

La présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, la Dre Diane Francoeur, juge ce comportement inacceptable. « De faire 54 % de ses activités le soir et la nuit avec des salles d'opération vides le jour, ce n'est pas acceptable. Il y a des gens qui sont en position, qui sont payés pour diriger les hôpitaux, ils ne doivent pas accepter ça. Écoutez, moi, je connais les régions, je suis née en Gaspésie. Je connais très bien la problématique et dans la plupart des hôpitaux du Québec la gestion est très bien faite. Qu'un centre ait décidé de laisser traîner, ce que j'ai lu dans votre article, pendant neuf années, un enjeu aussi important, c'est scandaleux », estime Mme Francoeur.

« Il n'y a rien qui a été fait »

Francis Morel, co-porte-parole de la Fédération interprofessionnelle de la santé en Abitibi-Témiscamingue, affirme qu'il s'agit d'un exemple flagrant de mauvaise gestion. Selon lui, les dirigeants du Cente intégré de santé et de services sociaux de la région étaient au courant de la problématique depuis longtemps.

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