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Le CISSS-AT veut consulter le milieu avant de fermer des lits en santé mentale dans la région

Le Centre intégré de santé et de services sociaux en Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) se défend d'avoir l'intention de vouloir fermer huit lits en santé mentale à l'hôpital de La Sarre. Sylvain Plouffe, directeur général adjoint aux programmes sociaux et de réadaptation du CISSS-AT, affirme qu'il ne s'agit que d'un projet à l'étude et que des consultations avec le milieu auront lieu au cours des prochaines semaines afin de prendre une décision éclairée.

Un texte de Félix B. Desfossés

Réaction du CISSS-AT à la mobilisation

L'intention annoncée il y a quelques semaines par le CISSS-AT de fermer et de convertir les huit lits réservés aux gens ayant des troubles de santé mentale a créé de nombreuses réactions dans la région. Une vigie se tenait vendredi dernier devant l'hôpital de La Sarre. Des dizaines de citoyens s'y sont rassemblés afin de manifester leur désaccord face à ce projet. François Gendron, député d'Abitibi-Ouest, a également fait une sortie dénonçant la situation la semaine dernière.

Des élus locaux se sont aussi mobilisés afin d'interpeller le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, à ce sujet. Ce dernier a renvoyé l'ensemble de ces personnes à la direction du CISSS-AT.

Le directeur général adjoint aux programmes sociaux et de réadaptation du CISSS-AT, Sylvain Plouffe, a donc été invité au micro de l'émission Des matins en or afin de clarifier la situation et d'expliquer les tenants et aboutissants d'une tournée de consultation sur la santé mentale annoncée vendredi dernier par le CISSS-AT, en réaction à cette mobilisation.

Un projet à définir

Il affirme qu'il ne s'agit pas d'un projet défini, mais bien d'une orientation qui demeure à préciser. Il explique qu'« il était dans l'intention, à ce moment-là, de commencer à travailler à regarder la faisabilité des différents projets qu'on a à mettre en place dans le CISSS. Quand on parle de huit fermetures de lits, il n'y a pas de fermeture à ce moment-ci. Ça demeurait un projet, c'est encore un projet et est-ce que c'est 6, 8 ou 12 lits, et à quel endroit on fermerait des lits? Ça, ce n'est pas décidé encore. »

Une décision sera donc prise après certaines discussions et réflexions avec le milieu. « La façon d'y arriver, c'est de faire des travaux de consultation avec les employés, avec les médecins, consulter aussi différents groupes qui, par rapport à la santé mentale, on des intérêts, des groupes communautaires, pour voir les différents besoins de la clientèle, la façon d'organiser les services et ensuite de ça le mettre en place », explique M. Plouffe.

La tournée de consultation débutera cette semaine. Les 14, 15 et 16 septembre, les employés seront interrogés. Les 26, 27 et 28 septembre, ce sera au tour de la population et des « partenaires de l'ensemble du territoire » de se prononcer.

Une région « hospitalo-centrique »

Toujours selon le directeur général adjoint aux programmes sociaux et de réadaptation du CISSS-AT, la région aurait des façons d'intervenir avec les patients en santé mentale différentes du reste de la province. « Dans la région, on a une tendance hospitalo-centrique un peu plus grande que la moyenne, on a plus de séjours en lit hospitalier, les durées sont plus longues et parfois, ce n'est pas la meilleure façon de travailler. La façon qu'on y voit, c'est d'organiser les choses pour arriver à mettre en place des services de proximité plus grands », dit-il.

Quelles sont les alternatives?

Sur les moyens exacts d'éviter l'« hospitalo-centrisme », M. Plouffe suggère « d'avoir des gens qui sont accessibles plus facilement pour aller voir des clients qui sont en crise chez eux ou recevoir des clients qui vivent des situations difficiles. Ça peut [être] d'avoir accès aussi à des lignes d'intervention téléphonique comme la ligne infosociale, la ligne infosanté, la ligne de prévention du suicide, ce sont tous des moyens pour améliorer les choses auprès de la clientèle. »

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