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Le CISSSAT en mode préventif pour l'arrivée d'opiacés sur le territoire du Témiscamingue

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) se prépare depuis deux ans à l'arrivée de drogues dures sur le territoire du Témiscamingue. Selon la direction de l'établissement, la frontière avec l'Ontario est, entre autres, préoccupante pour le passage des drogues que l'on nomme les opiacés.

La plupart de ces drogues se retrouvent dans la catégorie des opiacés, une substance médicamenteuse narcotique, qui aide notamment à contrôler la douleur et peut créer une forte dépendance.Mesures préventivesDepuis deux ans, le CISSS-AT a mis en place des mesures préventives au Témiscamingue, dont une équipe interdisciplinaire à Témiscaming/Kipawa, à trois kilomètres de la frontière avec l'Ontario. C’est notamment le cas pour Annick Veillette, travailleuse de milieu. Elle effectue de la prévention auprès des toxicomanes et distribue de plus en plus de matériel préventif.

C'est certain que oui, il y a une augmentation [des prescriptions de médicaments sous ordonnance], qui peut être due à la facilité de les obtenir.

Annick Veillette

Annick Veillette explique qu’une variété de drogues est en vente sur le marché noir, telles que du Dilaudid, du Fentanyl, notamment sous forme de timbres. « Il va y avoir du speed aussi, de la cocaïne, du crack », énumère-t-elle.

Filet de sécurité

« On a réorganisé une équipe interdisciplinaire qui comprend un médecin, une infirmière et une travailleuse sociale pour qu'on puisse rencontre ces patients et les accompagner », explique Sylvie Jutras, chef de service au programme santé et dépendance pour le Témiscamingue.

Sylvie Jutras insiste sur le fait que tous les patients qui ont des ordonnances d'opiacés doivent maintenant passer au travers du filet de sécurité instauré dans les pharmacies.« Si le client n'a pas son ancienne patch, la pharmacie ne servira pas une patch de Fentanyl. Donc il y a un contrôle, il y a une vigie à même la pharmacie qui est mise en place », explique-t-elle.Une clinique d'experts médicaux en toxicomanie est d’ailleurs en place à Rouyn-Noranda.

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