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Le climat social de Malartic dans l'oeil de la Santé publique

Les inquiétudes répétées de certains citoyens de Malartic en lien avec la détérioration du climat social devraient mener à la mise sur pied d'un projet de sentinelles chapeauté par la Santé publique. C'est en tout cas l'une des pistes d'action préconisées par le conseiller en promotion de la santé François Audet.

Encore hier, à l'occasion de l'annonce du feu vert du gouvernement quant au projet d'agrandissement de la mine, le porte-parole du Comité des citoyens de la zone sud de la voie ferrée de Malartic s'inquiétait de la fragilité du climat social dans sa communauté.

Vers un projet « sentinelle »

Un conseiller en promotion de la santé à la Santé publique, François Audet, est chargé de ce dossier au Centre intégré de santé et de services sociaux. Il travaille d'ailleurs avec différents partenaires sur un projet sentinelle, à l'image de ce qui se fait en prévention du suicide. François Audet indique que des personnes seront formées dans la communauté pour agir sur la prévention du suicide, mais aussi d'autres problématiques psychosociales ou de dépendance.

« On veut recruter dans la municipalité de Malartic une quarantaine de personnes qui sont intéressées, par le rôle qu'elles jouent dans leur quartier, on veut utiliser le lien d'une personne pour donner une formation et amener ces personnes-là à [savoir] comment aborder quelqu'un qui semble vivre une problématique et de l'accompagner vers un service », fait-il valoir, précisant que les intervenants en prévention du suicide, les maisons des jeunes et de la famille, ainsi que le comité santé de la Ville de Malartic participent au projet.

Le projet devrait voir le jour dans un délai de 18 mois.

De l'importance d'un dialogue sain et respectueux

Optimiste, le spécialiste, qui compte sur une formation d'intervenant orienté vers l'action, croit cependant que les citoyens doivent être capables de mettre leurs divergences d'opinions de côté pour être en mesure de parvenir à une amélioration du climat social. Selon François Audet, le civisme et la bonne communication devraient guider toutes interactions sociales.

« Quand les personnes réussissent à se connecter entre elles sur leur base d'individu, quand [elles l'expriment] correctement, dans le respect, qu'elles se [comprennent], ça enlève bien des [irritants], plaide-t-il, ajoutant que les réseaux sociaux peuvent parfois contribuer à exacerber les tensions. Moi j'y crois beaucoup. »

« Je pense que la Ville se prépare à ça et l'ensemble des citoyens qui ont été consultés [dans le cadre de diverses démarches comme] Éco-Malartic sont tous conscients de cet élément-là », conclut François Audet.

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