Retour

Le défi de mettre en image le Rouyn-Noranda de Richard Desjardins

Le premier extrait de la compilation hommage à Richard Desjardins, une reprise de Tu m'aimes-tu savamment réappropriée par Fred Fortin, fait aussi l'objet d'un vidéoclip signé par les réalisateurs rouynorandiens Éric Morin et Dominic Leclerc.

Éric Morin et Dominic Leclerc ont fait équipe pour réaliser la trame visuelle de cette reprise du classique de Richard Desjardins. Tourné à Rouyn-Noranda, on peut y apercevoir des visages d'ici et des lieux familiers tels que la Fonderie Horne, le Cabaret de la dernière chance, et le mythique lac Osisko.

Défi colossal

En entrevue à l’émission Région zéro 8, le cinéaste Dominic Leclerc raconte avoir vécu une certaine crainte lorsque le président de 117 Records, Steve Jolin, les a approchés pour réaliser la vidéo qui promeut le projet d’hommage à Richard Desjardins.

« C’est vraiment angoissant, rigole-t-il. Un, c’est Richard Desjardins. Puis c’est Tu m’aimes-tu?. Je ne veux pas mettre de palmarès des tounes de Richard, mais elle fait sans doute partie du top 5 des chansons les plus importantes de sa discographie », soutient-il.

En plus d’être impressionné par l’ampleur de l’œuvre de l’auteur-compositeur-interprète abitibien, Dominic Leclerc explique qu’un défi s’impose au moment de mettre en images des paroles de la pièce Tu m’aimes-tu.

Valse d’images et de mots

Même si Dominic Leclerc soutient que le scénario du vidéoclip élaboré par Éric Morin avait pour objectif de s’en tenir à l’histoire racontée par les mots de Desjardins, le duo de cinéastes a voulu instaurer une poésie visuelle.

« C’était de faire une espèce d’écho imagé aux paroles imagées de Richard. C’est un peu comme si le clip répond à ce qui est dit, et vice versa. C’est donc une valse entre les images et les mots », soutient-il.

Empreinte rouynorandienneSelon Dominic Leclerc, il s’avérait impératif de tourner les images de ce projet hommage à Rouyn-Noranda, et de prendre les moyens pour que les villes jumelles chantées depuis des décennies par Desjardins soient reconnues. « Ça aurait été insultant de ne pas reconnaître Rouyn-Noranda. C’est aussi un hommage à ce paysage, qui est quand même omniprésent dans l’œuvre de Desjardins », rappelle-t-il.

Plus d'articles

Commentaires