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Le fonctionnement du comité de suivi de Canadian Malartic remis en question lors des audiences du BAPE à Malartic

Le président des audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) avait de nombreuses questions sur le fonctionnement du comité de suivi de la mine Canadian Malartic : il a convoqué devant l'assemblée le comité financé par la minière qui a changé de président à cinq reprises depuis sa création en 2009. 

Avec les informations de Sandra Ataman

Le comité s'était déjà présenté devant la commission. Mais celui qui préside les audiences du BAPE sur l'agrandissement de la fosse et la déviation de la route 117 qui se déroulent à Malartic depuis mardi voulait y voir plus clair sur ce qui rend ce regroupement non fonctionnel.

Manque de ressources, dit le comité

Le coprésident du comité de suivi Jacques Saucier dit ne pas avoir été surpris par ces questions.

« On n'a jamais eu un comité de suivi qui avait les ressources, les compétences et tous les gens autour de la table pour faire les suivis nécessaires et avoir accès à toute l'information pour faire [ces] suivis, explique M. Saucier. D'après moi, on est dans les premiers balbutiements d'un comité de suivi qui commence à avoir de l'allure. »

La mine affirme vouloir faire les choses autrement

Questionnée par le président des audiences du BAPE, la minière a répondu vouloir travailler en collaboration avec le comité de suivi tout en respectant son indépendance. Le comité est financé à 100 % par la minière. Le directeur général de la mine Canadian Malartic Serge Blais affirme vouloir faire les choses autrement.

« On est convaincu que tout le monde doit travailler ensemble autour d'une même table, explique M. Blais. La table, on n'a pas besoin de la créer, elle existe déjà : ça s'appelle le comité de suivi. Le comité de suivi, les citoyens, les ministères autour, la mine, peu importe quel chapeau [sont représentés] autour de la table, mais qu'il y ait une table centrale qui s'appelle le comité de suivi : c'est là qu'il faut discuter des enjeux. »

Plan de compensation de la minière aussi attaqué

Par ailleurs, le président de l'Action boréale de l'Abitibi-Témiscamingue (ABAT) qualifie d'inacceptable le Plan de compensation de la minière Canadian Malartic. Ce sont les mots qu'a utilisés Henri Jacob jeudi matin devant les commissaires du BAPE.

Un plan de compensation est mis en place lorsqu'une entreprise a un impact un milieu humide. L'entreprise doit investir dans un autre milieu humide pour compenser la perte. Le projet d'agrandissement de la minière canadienne Malartic touchera 220 hectares de milieux humides, mais l'endroit identifié par l'entreprise dans son plan de compensation ne plaît pas au président de l'ABAT, qui propose plutôt la restauration de la rivière Piché à Val-d'Or.

« Ils nous proposent d'aller dans des endroits où il n'y a même pas de problèmes présentement, au sud d'un lac où il n'y a pas d'impact présentement. Qu'est-ce qu'ils vont faire, il vont mettre une pancarte?, s'interroge Henri Jacob. Ils disent même dans leur plan qu'ils vont faire des sentiers de ski de fond, [mais] on les a les sentiers de ski de fond, on les a les sentiers de vélo qui sont accessibles aux gens. »

Selon Canadian Malartic, le plan de compensation est encore à l'étude. Des discussions sont en cours avec les ministères concernés. La minière s'est dit ouverte aux suggestions faites par Henri Jacob.

Depuis mardi, les citoyens peuvent s'informer sur le projet d'agrandissement de la fosse Canadian Malartic et sur la déviation de la route 117 au Théâtre Meglab de Malartic.

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