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Le Fonds IKWÉ pour accompagner les femmes autochtones en difficulté

Le Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or met en place le Fonds de solidarité IKWÉ pour accompagner les femmes autochtones en difficulté.

Avec les informations d'Émélie Rivard-Boudreau

Ce Fonds a été créé dans les semaines suivant la diffusion du reportage d'Enquête, dans lequel des autochtones alléguaient avoir subi des abus de pouvoir et des agressions sexuelles par des policiers de la Sûreté du Québec de Val-d'Or.

Le Fonds IKWÉ a d'ailleurs déboursé mille dollars pour payer une caution à Prescilla Papatie, une femme autochtone qui a témoigné dans le reportage. Selon la directrice, Édith Cloutier, cette action est en lien avec l'engagement du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or d'accompagner les femmes autochtones.

Une page web a été créée le 27 octobre pour amasser les dons du public et des dons ont aussi été envoyés par la poste au Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or. « C'est à la suite de dons qu'on recevait par la poste. Par téléphone, on nous communiquait de la part d'organismes, de citoyens, d'entreprises, des gens qui souhaitaient offrir un don en argent pour soutenir les femmes, et c'est à partir de ça qu'on a lancé le Fonds », explique Édith Cloutier. 

Voici l'entrevue complète réalisée avec Édith Cloutier. 

Édith Cloutier a également mentionné que le paiement d'une caution est exceptionnel comme aide accordée. Elle n'a pas confirmé ou infirmé si une telle transaction a déjà été effectuée par le Centre d'amitié autochtone par le passé. Pour les demandes à venir, la directrice du centre précise que ce sera du « cas par cas », à savoir si d'autres cautions pourraient être payées par le Fonds ou non. 

Le Fonds de solidarité IKWÉ pourrait, entre autres, financer des séjours de ressourcement en forêt avec des organismes autochtones ou payer du transport pour visiter de la famille en communauté. Plusieurs interventions possibles et les critères d'admissibilité demeurent à déterminer. 

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