Retour

Le FRAPRU réclame le financement de l'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue

Le Front d'action populaire en réaménagement urbain, le FRAPRU, était de passage à Rouyn-Noranda pour soutenir l'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue (ALOCAT) dans ses démarches auprès du gouvernement.

Un texte d'Émilie Parent-Bouchard

L'ALOCAT, un organisme de défense des droits collectifs, souhaite obtenir un financement récurrent du gouvernement du Québec pour assurer son fonctionnement.

Selon le coordonnateur du FRAPRU, plusieurs ménages ont été vulnérabilisés pendant la crise du logement de la dernière décennie. François Saillant ajoute que, même si plus du tiers des ménages louent leur logement, les prix ont augmenté considérablement dans les dernières années, en raison de l'offre restreinte. La région serait aussi l'une des moins bien dotées du Québec en logements sociaux.

Il fait valoir que l'ALOCAT est le seul organisme communautaire de défense collective des droits liés au logement à ne pas recevoir l'appui financier du gouvernement.

« Dans les groupes membres du FRAPRU, on a des comités logement et des associations de locataires. Le seul qui n'est pas financé du tout, c'est l'Association des locataires de l'Abitibi-Témiscamingue. Au FRAPRU, on a accordé un financement assez important à deux reprises à l'Association, parce que ça nous semblait inconcevable avec ce qui se passait en Abitibi-Témiscamingue [qu'il n'y ait] pas de groupe qui puisse de manière plus permanente fonctionner, Donc on l'a fait, mais ce n'est pas notre mission de faire ça », fait-il savoir. 

Depuis février dernier, plus de 500 personnes ont signé une pétition pour la reconnaissance de l'ALOCAT.

Une vingtaine de municipalités et d'Offices municipaux d'habitation (OMH) ont également offert leur appui à l'ALOCAT par voie de résolution.

Plus d'articles

Commentaires