Retour

Le leader syndical André Racicot réintégré à la mine Westwood après avoir été suspendu

Le président du Syndicat des travailleurs de la mine Westwood, André Racicot, est réintégré dans ses fonctions, sans note au dossier. Cette décision a été prise à l'issue d'une rencontre entre l'employeur Iamgold et le syndicat. André Racicot avait été suspendu pour des propos qu'il aurait tenus quant à la sécurité de la mine alors qu'il participait à un comité sectoriel de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail, la CNESST.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard

Une protection nécessaire?

Du côté des Métallos, on se dit satisfait de cette réintégration. On souhaite cependant interpeler la CNESST afin qu'elle prenne les dispositions pour qu'une telle situation ne se reproduise plus.

« On a un droit de parole, on a le droit d'apporter des solutions, affirme le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau. Ce n'est pas parce qu'on apporte des solutions qu'on doit se faire suspendre par la suite. Les gens qui siègent sur les comités devraient avoir la même protection que ceux qui siègent sur le conseil d'administration. Moi je suis sur le conseil d'administration de la CNESST, j'ai des règles de gouvernance à respecter et j'ai aussi une protection qui m'est donnée. Mais les sous-comités n'ont pas cette protection-là et on demande à la Commission de donner cette protection-là qu'on a au comité central. »

Un cas de liberté d'expression?

Une manifestation en soutien à André Racicot s'est déroulée ce matin devant la mine Westwood. Des travailleurs et représentants syndicaux de plusieurs allégeances étaient sur place. Le Syndicat des employés de la mine Westwood est membre des Métallos, affilié à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).

Bien que les travailleurs rencontrés sur place hésitaient à commenter l'affaire, le conseiller régional de la FTQ, Gilles Chapadeau, rencontré sur place, a expliqué les éléments qu'il estime être en jeu dans cette histoire.

« C'est fort inquiétant qu'un militant syndical qui travaille sur ce comité-là depuis plus de 20 ans, qui le fait en toute bonne foi tant pour les travailleurs et les travailleuses que pour l'entreprise parce qu'il a à coeur la santé et la sécurité des travailleurs - c'est au bénéfice des travailleurs et travailleuses, mais c'est aussi au bénéfice de l'entreprise - alors, qu'il soit bâillonné de cette façon-là, c'est une question de liberté d'expression aussi en même temps et de droits syndicaux de pouvoir affirmer et dire des choses sur un comité à huis clos en plus et que l'entreprise agisse de cette façon-là à son égard, c'est tout à fait inacceptable », faisait valoir M. Chapadeau.

Le ministère du Travail n'intervient pas

Le cabinet de la ministre du Travail, Dominique Vien, a été contacté à propos de cette situation. Son attaché de presse a mentionné que la ministre ne pouvait pas intervenir dans un dossier privé comme celui-là, l'employé qui se sent lésé doit déposer un grief comme prévu à sa convention collective. La ministre n'intervient que lorsque les deux parties ne peuvent s'entendre sur le choix d'un arbitre.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un rottweiler goûte à du citron pour la première fois





Rabais de la semaine