Retour

Le manque de vétérinaires demeure un problème dans la région

Frappée à l'aube par une camionnette, Louna, la chienne de Samantha Samson, qui habite près de Rouyn-Noranda, est décédée des suites de ses blessures, sans avoir pu être vue par un vétérinaire. Son animal a été fauché et aucune clinique vétérinaire n'était ouverte.

Avec les informations de Boualem Hadjouti

Dans une publication vidéo publiée sur Facebook, la jeune femme dit avoir multiplié les démarches pour son chien.

J'ai appelé New Liskeard en Ontario, j'ai appelé à Rouyn-Noranda, à Val-d'Or, j'ai été transféré à Montréal. On m'a expliqué que la seule chose que je pouvais faire, c'était immobiliser mon chien et attendre qu'une clinique ouvre parce qu'il n'y en avait aucune d'ouverte à ce moment-là, raconte Mme Samson.

L'accident de Louna a fait réaliser à Mme Samson que son cas n'était pas unique.

Après la mort de ma chienne, je me suis rendue compte qu'il y avait un gros manque pour les petits animaux et pour les animaux exotiques. On est une grande région, on a toute sorte de compagnons à la maison et j'ai voulu lancer un message pour être entendue à l'extérieur, peut-être que quelqu'un peut nous apporter une solution. On ne sait jamais, espère Mme Samson.

Le manque de vétérinaires n'est pas une problématique nouvelle en Abitibi-Témiscamingue. Régulièrement, les résidents de l'Abitibi-Ouest doivent se tourner vers Rouyn-Noranda ou Val-d'Or pour obtenir des soins pour leurs animaux de compagnie. Pour d'autres, en dehors des heures d'ouverture, ce sont des services téléphoniques et parfois même à l'extérieur de la région.

"Quand on appelle pour une urgence la fin de semaine, c'est rare que j'entre en contact directement. On laisse un message sur la boîte vocale puis les gens nous rappellent et nous disent quoi faire, si on peut rencontrer un vétérinaire ou quelque chose comme ça. Souvent, les cliniques ici n'étaient pas disponibles alors on nous transfère à l'hôpital vétérinaire de Saint-Hyacinthe pour avoir des conseils", confirme la vice-présidente du c.a. de la SPCA Abitibi-Ouest, Émilie Cartier-Morissette .

Mme Cartier-Morissette est convaincue que certains animaux pourraient survivre si des services étaient disponibles.

"Il y a des animaux qui s'en sortiraient si on avait un service d'urgence. J'ai toujours eu un service irréprochable, je n'ai jamais eu de problème. C'est vraiment le fait qu'il n'y a personne disponible en urgence la nuit, c'est ce qui est déplorable", nuance la vice-présidente du c.a. de la SPCA Abitibi-Ouest, Émilie Cartier-Morissette.

Plus d'articles

Vidéo du jour


L’amour selon le zodiaque