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Le martinet ramoneur, un oiseau en péril présent au Témiscamingue

Une activité d'observation du martinet ramoneur a été programmée samedi à Ville-Marie au Témiscamingue.

La sortie de la Société du loisir ornithologique de l'Abitibi (SLOA) vise à repérer les cheminées utilisées par l'oiseau pour sensibiliser les municipalités à mieux les conserver.

Le martinet ramoneur est une espèce menacée qu'on retrouve principalement au Témiscamingue l'été.

Il a besoin de cheminées pour construire son nid, des lieux de plus en plus rares explique Hélène Marchand chargée de projet au conseil régional de l'environnement en Abitibi-Témiscamingue (CRÉAT).

« Les cheminées en maçonnerie disparaissent petit à petit et sont remplacées ou détruites, dit-elle. Donc, l'oiseau n'a plus d'endroit où faire son nid. Au départ, il utilisait plutôt de gros arbres morts et creux, où il peut faire son nid, mais avec l'exploitation forestière, c'est la même chose il n'y a plus d'habitat. C'est en partie à cause de ça que l'oiseau est en fort déclin, il y a aussi l'utilisation des pesticides qui tuent les insectes et l'oiseau ne peut plus se nourrir. »

À la municipalité de Béarn au Témiscamingue, le ramonage des cheminées de maçonnerie ne peut se faire qu'en septembre, à la suite d'un règlement adopté en 2015.

Hélène Marchand souhaite que d'autres municipalités au Témiscamingue suivent cet exemple ou que les cheminées de maçonnerie soient conservées.

« Si on a des cheminées en maçonnerie, essayez de la conserver, ne pas poser de grillage sur le dessus, de mettre un chapeau qui empêcherait l'entrée de l'oiseau, c'est vraiment des sites exceptionnels, surtout les propriétaires privés notamment les églises et les écoles », mentionne Hélène Marchand.

L'oiseau s'installe dans la région de mai à aout, puis migre vers l'Amérique du Sud.

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