Retour

Le ministère de l'Environnement veut consulter la population sur le territoire à protéger dans la région

Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) compte ajouter 12 nouvelles aires protégées en Abitibi-Témiscamingue.

Avec les informations de Boualem Hadjouti

Des activités d'information et de consultation se tiendront à ce sujet la semaine prochaine à Val-d'Or, Amos et Laverlochère.

Au Témiscamingue, quatre nouvelles aires protégées, d'une superficie totale de 600 kilomètres carrés, sont l'étude. Le projet touche 3 % du territoire qui s'ajouteront aux 9 % de territoire déjà reconnu comme des aires protégées par le ministère de l'Environnement.

Différents types de protection

Selon l'urbaniste à la MRC du Témiscamingue, Daniel Dufault, cette reconnaissance va permettre de mieux conserver les zones protégées. « Il peut y avoir des protections intégrales, comme une réserve écologique par exemple, c'est un territoire où il n'y a aucune activité. Il peut y avoir une réserve de biodiversité, ce qui veut dire qu'il n'y a pas d'exploitation industrielle aux niveaux forestier, minier, hydroélectrique, mais il peut y avoir des activités récréotouristiques. Puis, il peut y avoir d'autres sites d'aires protégées, par exemple au niveau des paysages protégés », énumère l'urbaniste.

Craintes chez les écologistes

Le président de l'Action boréale de l'Abitibi-Témiscamingue (ABAT) rappelle que le ministère n'a pas respecté les engagements pris en 2011 dans le cadre des orientations stratégiques en matière d'aires protégées, à savoir de protéger 12% du territoire à la fin de 2015. Henri Jacob craint aussi que le ministère n'abandonne son autre engagement d'ajouter 5% aux 12% d'ici 2020.

« On semble dire que si on réussit à obtenir près du 12% avec cette consultation ou [plutôt] séance d'information, ils vont nous dire : ''c'est assez pour vous autres'' l'Abitibi et on va rester avec des immenses territoires qui ne seront pas protégés », craint l'écologiste Henri Jacob.

Sur son site Internet, le ministère de l'Environnement écrit que 7,3% du territoire de la région est protégé, alors que la moyenne québécoise est de 9,16%.

Le ministère de l'Environnement n'a pas répondu à notre demande d'informations.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un enfant impressionne à la batterie dans le métro de New York





Rabais de la semaine