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Le ministère des Forêts accusé d'abandonner à son sort le caribou de Val-d'Or

L'Association chasse et pêche de Val-d'Or est déçue du rapport sur le caribou forestier de Val-d'Or rendu public jeudi par le gouvernement.

Un texte de Boualem Hadjouti

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs admet que la sauvegarde du caribou forestier de Val-d'Or couterait trop cher, 76 millions de dollars sur 50 ans, et que la restauration de son habitat est pratiquement impossible.

Le président Jacques Cormier croit que le ministère est plus intéressé par le bois que la sauvegarde du caribou de Val-d'Or.

« C'est très décevant pour les gens qui ont travaillé très fort dans ce dossier au cours des années, qui croient vraiment que le caribou de Val-d'Or a toujours sa place. Il [l'animal] avait juste besoin d'un coup de pouce pour l'aider [à survivre]. Mais pour le ministère présentement, ce n'est pas dans ses plans de jeux nulle part. On veut raser ce qu'il y a là. C'est comme si c'est le seul bout de forêt qui reste au Québec, et puis tous les emplois de la région sont perdus si on [sauvegarde cet animal]. La journée où la forêt sera partie, qu'arrivera-t-il aux emplois ? », s'interroge Jacques Cormier.

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs se dit également attristée par l'abandon des efforts du gouvernement pour sauvegarder le caribou de Val-d'Or.

Elle reproche au ministère des Forêts le fait d'avoir tenu à l'écart du dossier les membres du Comité de rétablissement du caribou.

De son côté, l'ONG écologiste Greenpeace déplore la décision du gouvernement de ne pas restaurer l'habitat des 18 caribous de Val-d'Or. Le porte-parole du dossier chez Greenpeace, Olivier Kolmel, voit cette décision comme une « condamnation à mort », qui va à l'encontre des recommandations scientifiques et des demandes des Premières Nations. Pour Olivier Kolmel, cette décision est strictement économique.

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