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Le ministre François Blais à l'écoute de solutions pour combler la pénurie de main-d'oeuvre en Abitibi-Témiscamingue

L'embauche d'un plus grand nombre d'autochtones et d'immigrants pourrait permettre d'atténuer rapidement les impacts de la pénurie de main-d'œuvre dans la région. C'est ce genre de propositions entendues par le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, lundi matin à Rouyn-Noranda.

Avec les informations de Jocelyn Corbeil

Il a rencontré des membres du Conseil régional des partenaires du marché du travail et d'autres acteurs du développement économique de la région. Avec eux, il a été question de « plusieurs propositions qui touchaient l'immigration, de comment l'éducation peut s'adapter à cette nouvelle situation-là. On nous demande plus de flexibilité dans l'offre de formation, notamment de la formation professionnelle. On a eu de très bonnes propositions par rapport à la main-d'œuvre autochtone. Bien sûr, on a parlé d'immigration. Il y a des entreprises qui, en ce moment, s'en vont davantage vers l'immigration. Ça coûte cher, c'est compliqué. On a posé des questions [pour déterminer] comment on pourrait à la fois absorber ces coûts-là, pour trouver des solutions qui sont un peu moins lourdes », résume le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais.

Jean-Yves Poitras de la Corporation de développement industriel de Val-d'Or souhaite plus de souplesse de la part du gouvernement pour attirer un plus grand nombre d'immigrants dans les régions. « On focusse beaucoup sur l'emploi technologique, technique, mais on a besoin de serveuses, on a besoin de commis d'épicerie, on a besoin de conducteurs de camion, ce qui est à la base même de notre économie, et l'immigration est peut-être une belle avenue pour ça dans la mesure où on va accepter de recevoir ces gens-là qui ne sont pas nécessairement des médecins, des technologues », suggère M. Poitras.

Pour le président par intérim du Conseil central Abitibi-Témiscamingue / Nord-du-Québec, Donald Rheault, il ne faut pas miser uniquement sur l'immigration. « C'est une des solutions l'immigration, admet-il, mais on a encore des gens qui sont aptes au travail, mais qui ne sont pas dans les milieux de travail. Ils sont à la maison encore et il y a toutes les communautés autochtones. On a sept communautés algonquines sur le territoire. Ils ont voix au chapitre aussi. Il ne faut pas miser uniquement sur l'immigration. »

Rappelons que le printemps prochain, le gouvernement du Québec devrait déposer une stratégie nationale pour la main-d'œuvre.

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