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Le ministre Heurtel se dit interpellé par le rapport du BAPE sur Canadian Malartic

Le ministre de l'Environnement se dit interpellé par le rapport du Bureau d'audience publique sur l'environnement (BAPE) concernant l'agrandissement de la mine Canadian Malartic et la déviation de la route 117. David Heurtel a tenu ces propos alors qu'il était l'invité de la Chambre de commerce de Val-d'Or, lundi. Il affirme que le ministère procède encore à l'analyse du projet et à l'évaluation environnementale.

Avec les informations de Sandra Ataman

Dans son rapport, le BAPE indique que le projet serait acceptable dans la mesure où des modifications seraient apportées de manière à réduire les incidences négatives des activités de la mine sur la communauté de Malartic.

Le ministre Heutel affirme qu'il doit trouver un équilibre entre la sécurité des gens, la protection de l'environnement et le développement économique. « Il y a beaucoup de questions qui sont soulevées. Je me sens personnellement très interpellé. On ne peut pas être insensible à une population qui a des préoccupations par rapport à sa sécurité, à sa santé. Mais en même temps, il faut voir comment on peut trouver cette espèce d'équilibre que le BAPE mentionne aussi. Il y a une question de développement économique aussi dont il faut tenir compte. Alors c'est ça l'enjeu du ministère de l'Environnement et du gouvernement. On va poursuivre l'analyse environnementale du rapport du BAPE et ensuite le gouvernement va prendre une décision », affirme-t-il.

Le ministre en a profité pour remettre une lettre au porte-parole du Comité citoyens de la Zone Sud de la voie ferrée de Malartic présent sur les lieux. Cette lettre fait suite aux préoccupations que le comité a adressées au ministre. Dans celle-ci, David Heurtel indique que les enjeux environnementaux identifiés par le comité recoupent très clairement ceux considérés par l'équipe d'analyse ministérielle.

Il écrit aussi que tous les efforts sont déployés pour en arriver à un encadrement du projet qui prend en compte la qualité de vie des citoyens qui demeurent à proximité de l'exploitation de la minière.

Le porte-parole du comité, Guy Morissette, est satisfait de l'attention portée par le ministre. « Nos trois demandes que l'on faisait c'est avoir accès à un médiateur neutre, l'acquisition offerte pour tous les citoyens, peu importe s'ils sont résidents ou non, propriétaire ou non de résidence, et une zone tampon pour l'avenir. On a confiance au rapport que le ministre pourra sortir », dit-il.

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