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Le nombre d'agents de protection de la faune en diminution au Québec

Le nombre d'agents de la faune à l'emploi du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs a diminué de 52 en 5 ans. Ces chiffres proviennent de données officielles du gouvernement du Québec, obtenues par le journal Le Devoir. De 426 agents en 2011, ils ne sont plus que 374 en 2016.

La situation touche particulièrement l'Abitibi-Témiscamingue où les agents doivent couvrir un vaste territoire, explique le président du Syndicat des agents de protection de la faune du Québec, Pierre Gagné. « Le bureau de Val-d'Or - c'est d'ailleurs là où j'ai commencé en 1988 - on était dix agents permanents et maintenant il reste quatre agents permanents et un saisonnier et il y a même un des agents permanents de Val-d'Or qui est maître-chien qui est appelé à aller dans l'ouest du Québec, dans l'Outaouais, etc. Je parlerais de Rouyn-Noranda, c'est pareil, quatre permanents et un à temps partiel régulier qui est là, à Senneterre deux permanents et deux saisonniers, donc en période hivernale, il y a deux agents qui travaillent à Senneterre », indique M. gagné.

Raymond Leclerc, président de l'Association provinciale des trappeurs de l'Abitibi-Témiscamingue dénonce cette situation. Il craint que l'absence d'agent de la faune sur le territoire laisse le champ libre aux braconniers. « Quand tu parles avec la majorité des trappeurs, ils disent : "Seigneur! Il y a des gens qui viennent sur nos terrains et il n'y a pas d'agent pour s'assurer que ça se passe de bonne façon". Il y en a de moins en moins, c'est difficile d'avoir le service maintenant parce qu'il y a de moins en moins d'agents. Ça nous autres c'est sûr qu'on trouve que ce n'est pas une bonne chose », dit-il.

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