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Le nouveau centre d'amusement revitalisera un secteur de Val-d'Or, selon plusieurs

La construction du nouveau centre d'amusement pour les jeunes, intitulé le Toukiparc, va bon train à Val-d'Or. Sa construction dans un bâtiment qui était inoccupé depuis plusieurs années contribuera, selon plusieurs, à la revitalisation de ce secteur de la ville.

Un texte de Thomas DeshaiesLe Toukiparc est situé dans un ancien magasin de grande surface qui était inoccupé depuis plusieurs années.La construction du centre d'amusement, d'un nouvel hôtel et d'une bâtisse à bureaux dans le secteur, réjouit la directrice générale de la Chambre de commerce de Val-d'Or, Hélène Paradis.

« Juste un petit peu avant, on avait une réalité au centre-ville, et on avait le développement dans l'ouest, mais entre les deux, il y avait des bâtiments qui n'étaient pas occupés, donc on salue cette façon de faire », affirme-t-elle.Le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil, a lui aussi salué les démarches des promoteurs privés, rappelant qu'il n'était jamais souhaitable pour une municipalité d'avoir des bâtiments laissés à l'abandon.

« Cette partie de la ville va être bouillonnante, très passante », souligne quant à elle la coordonnatrice des communications pour le promoteur du projet, le Groupe Mirault, Pascale De Carufel.Imposant chantierUne quarantaine d'employés s'affairent actuellement à la construction du nouveau centre d'amusement de 16 000 pieds carrés, qui inclura également plusieurs commodités.Malgré la fermeture de plusieurs centres dans la région, Pascale De Carufel souligne que ce projet est bien ficelé, et qu'il restera ouvert longtemps. « Pour la famille Mirault, c'était du wow ou rien du tout. On est allé dans le très wow, souligne-t-elle. On a engagé une firme de designer spécialisé dans la construction de parcs d'attractions. »Mme De Carufel souligne que le centre d'amusement, avec la thématique de la forêt tropicale, attirera des clients de partout au Québec et même de l'Ontario.

La rareté de la main d'œuvre n'inquiète le Groupe Mirault. « Les gens envoient déjà leur C.V, donc pour l'attraction du personnel, ce n'est pas un problème, mais on devra ensuite travailler à la rétention [de la main-d'œuvre] », explique Mme De Carufel.OppositionLa conseillère municipale du quartier Lac-Blouin/centre-ville, Lorraine Morissette, qui s'était initialement opposée au projet, a aujourd'hui changé de position.« Je croyais qu'il y aurait des impacts très négatifs au niveau du centre-ville et que cela amènerait la fermeture de Pirouette et Girouette [centre d'amusement pour les jeunes]. Maintenant, Pirouette et Girouette est fermé, la Ville ne peut pas rien faire contre cela. Le fait que le parc d'amusement ouvre, pour moi, c'est important, parce que ça prend ce genre de commerces pour amuser nos jeunes à Val-d'Or. »

Rappelons que Mme Morissette, qui est aussi présidente du comité d'urbanisme de la Ville, s'était opposée à un changement de zonage pour permettre la concrétisation du Toukiparc.

Il s'agissait d'une des rares fois où une élue de Val-d'Or exprimait publiquement son opposition lors d'un vote à une séance du conseil municipal.

Mme Morissette souligne que le projet qui avait été présenté à l'époque n'était pas semblable à celui qui se concrétise actuellement.

Le centre ciblait auparavant une clientèle plus jeune, de 0 à 13 ans. « On a écouté la population, qui nous disait qu'il y avait un gros manque au niveau des 13 à 17 ans », explique Mme De Carufel, en précisant qu'une section arcade sera donc installée sur la mezzanine.

La faute au Toukiparc ?L'ouverture prochaine du nouveau centre d'amusement aurait contribué à la fermeture de Pirouette et Girouette. C'est ce qu'avaient prétendu il y a quelques semaines les copropriétaires de l'établissement qui a fait faillite.Le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil, estime que les arguments des opposants à l'époque « ne tenaient pas la route ».

« Allez faire un tour cet après-midi chez Pirouette et Girouette, pour ce qu'il en reste, puis regarder ce qui est en construction », affirme-t-il, tout en précisant que ce sont deux projets qui ne sont pas comparables. On compare des pommes et des citrouilles », affirme-t-il.

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