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Le parc national d'Opémican, à un an de l'ouverture

Il ne reste qu'un an avant l'ouverture du futur parc national d'Opémican dans le sud du Témiscamingue. De nombreux travaux restent à faire pour que le projet le plus récent de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) voit le jour.

Avec les informations de Guillaume Rivest

Des sites historiques seront rénovés et des infrastructures seront construites au cours de la prochaine année.

Le directeur du parc national d'Opémican, Dany Gareau, parle des bâtiments qui restent de la période de drave sur la pointe Opémican, notamment l'auberge Jodoin, l'un des plus vieux de l'Abitibi-Témiscamingue.

« La première partie qui a été construire, qui est devant le lac, a été construite en 1883. Puis, il y a eu des agrandissements successifs par la suite en fonction des besoins qui grandissaient sur le site », dit-il.

Restaurer les bâtisses historiques

Dany Gareau souhaite mettre en valeur l'histoire du site en bordure du lac Témiscamingue.

« On construisait des chaloupes qui étaient à rame au début et éventuellement à moteur. La menuiserie elle servait à approvisionner tous les besoins en termes de charpenterie menuiserie du site de la pointe Opémican. Donc, que ce soit des portes, des fenêtres, des outils de travail en bois, etc. Les nouveaux bâtiments qu'on pouvait construire, c'était fait à partir de la menuiserie. Ces bâtiments-là, tant la forge que la charpenterie-menuiserie vont être mis en valeur de façon muséale », ajoute-t-il.

Il précise que l'ouverture d'un parc national n'est pas une mince affaire, notamment du point de vue de l’aménagement.

En restaurant les bâtiments historiques de la pointe Opémican, Dany Gareau espère offrir une expérience muséale aux visiteurs.

« C'est au fond de la baie d'Opémican que le centre de service va être localisé. On va y accueillir les visiteurs et on va leur donner un premier aperçu global de l'ensemble du parc. Puis, après cela, les gens vont pouvoir, à partir de ce bâtiment-là, entamer la visite du circuit patrimonial qui va permettre de découvrir l'ensemble du poste de relais du flottage du bois d'Opémican et de visiter les bâtiments historiques », précise Dany Gareau.

L'enjeu de la conservation

Pour le responsable de l'éducation et de la conservation du parc national d'Opémican, Ambroise Lycke, l’un des défis les plus importants pour le futur parc est d’effacer la présence de l'homme et protéger les espèces à statut particulier.

« L'autre gros morceau qui nous reste c'est la partie décontamination des sols et décontamination de la baie. Une partie de la baie était contaminée par le passé industriel du secteur. Ce sont tous des processus qui se chevauchent et qui avancent bien. On est confiant de pouvoir faire notre ouverture partielle en 2018. Ça va être une partie, ce ne sera pas tout le parc qui va être terminé d'être aménagé dans le secteur de la rivière Kipawa », explique-t-il.

Ambroise Lycke ajoute que des aménagements sont en cours pour les campings dans ces secteurs.

« On est en pleine construction du chemin d'accès. Ce sont beaucoup beaucoup de choses qui viennent en même temps. Ça, c'est le volet aménagement, mais il y a tout un volet conservation parce que la partie maitresse des parcs c'est d'assurer de conserver ce joyau-là et de le faire découvrir aux gens », dit-il.

Parc ouvert en 2018

Le public n'aura toutefois accès qu'au secteur de la rivière Kipawa.

Les sections du lac Kipawa et de la pointe Opémican seront développées au cours des années suivantes selon Dany Gareau.

« Je dirais que la journée typique qui va être offerte en 2018 c'est, à l'arrivée ou au départ, une nuitée de camping sur les falaises [du lac Témiscamingue]. C'est une expérience qui va être assez unique dans le réseau des parcs de la Sépaq. Puis, ce qui est intéressant dans cette expérience-là dans le secteur de la rivière Kipawa, c'est que tout est assez regroupé. Donc, à l'intérieur d'une journée ou d'une demi-journée pour les marcheurs rapides, on est capable de voir les trois points principaux qu'il y a à voir dans ce secteur-là donc, les falaises du lac Témiscamingue, les grandes chutes de la rivière Kipawa », explique le directeur du parc Dany Gareau.

Québec a octroyé près de 40 millions de dollars pour d'effectuer les différents travaux au parc national d'Opémican.

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