Plus de 200 personnes ont assisté, samedi après-midi, au vernissage de l'exposition « Sous l'écorce des mots de Kim Thúy » au Centre d'art Rotary de La Sarre.

L'auteure à succès d'origine vietnamienne ainsi que les artistes en arts visuels Gaétan Berthiaume et Marie-Annick Viatour étaient sur place pour présenter le projet réalisé à partir du roman Ru.

L’exposition comporte 15 sculptures-jouets qui abordent des thèmes d'actualité comme l'exil, l'immigration et l'intégration.

D'être peut-être celle qui a une voix pour parler, parce qu'on n'a pas tous une voix. Alors oui, je vais me servir de cette voix-là pour tous ceux qui n'en n'ont pas.

Kim Thúy

Devant une salle comble, Kim Thúy avoue qu'elle n'a pas compris tout de suite le projet d'exposition du duo Viatour-Berthiaume. Mais pour l'auteure, il s'agit d'une occasion de plus de parler d'exil et d'intégration des immigrants.

« Ouvrir l'imaginaire de nous ici, de dire ah, peut-être qu'on peut accepter une famille syrienne, ou une famille, je ne sais pas moi, algérienne, peu importe, malienne, peut-être qu'ils vont devenir quelque chose. Si je peux servir d'exemple plausible, du potentiel possible, ben c'est tant mieux. Donc pour moi, c'est pour ça que c'est important exactement à ce moment-ci de parler le plus souvent possible et le plus fort possible », dit l’auteure.

Le sculpteur Gaétan Berthiaume, qui a aussi travaillé avec les mots de Michel Tremblay et de Fred Pellerin, indique que cette exposition représentait un défi particulier.

« Dans le cas de Kim Thúy, le défi c'était de parler de choses qui étaient difficiles alors que nous, notre base de création, c'est le jouet, dit-il. Est-ce qu'on peut parler d'un sujet tragique, l'intégrer à un jouet? D'après la réaction que je vois, il semble que oui. »

Des visiteurs d'un peu partout en Abitibi-Témiscamingue

L’exposition a beaucoup plu aux visiteurs de l’Abitibi-Témiscamingue.

« C'est intéressant de voir des personnes qui ont vécu des drames, son enfance, son voyage vers l'inconnu. Je n’en reviens pas », dit une dame.

« J'ai composé une poésie en 2012 sur les boat people et j'avais signé en bas : "mon rêve, est de rencontrer Kim Thúy un jour''. Je viens de réaliser mon rêve », ajoute une autre dame.

L'exposition « Sous l'écorce des mots de Kim Thúy » se poursuit jusqu'au 12 mars.

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