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Le père de Justin Bresaw témoigne

L'avocat de la couronne, Thierry Potvin, a terminé d'appeler ses témoins à la barre cet après-midi au Palais de justice de Val-d'Or au procès de Justin Bresaw. Un dernier témoin a été entendu, puis un pathologiste judiciaire a donné son opinion avant que le père de l'accusé ne soit appelé à la barre.

Dernier témoin

Les jurés ont entendu un dernier témoignage, celui d'un camionneur qui a pris en auto-stop dans la ville de Plattsburgh aux États-Unis un homme qu'il a décrit comme chauve, petit et maigre. Le témoin affirme avoir transporté cet homme jusqu'en Caroline du Nord.

Demain, ce sera au tour de l'avocate de la défense, Me Julie Bolduc de faire défiler ses témoins.

Un décès avant l'incendie

Un pathologiste judiciaire a d'abord témoigné devant le jury. Selon l'expert, la mort de Jean-Guy Labelle ne résulte pas de l'incendie. Il a expliqué que l'homme aurait subi des lésions importantes avec un objet contondant ainsi qu'on traumatisme crânien.

Selon le pathologiste, le décès est survenu avant l'incendie.

Les deux autres victimes, Diane Duhaime et René Deschâtelets, seraient décédées dans l'incendie, mais elles auraient aussi subi des blessures importantes avant le feu. On parle ici de traumatisme crânien causé par un objet contondant dans le cas de Diane Duhaime et d'un objet tranchant, probablement un couteau, en ce qui concerne René Deschâtelets.

Témoignage du père de l'accusé

Le père de l'accusé s'est ensuite présenté à la barre. C'est un homme en état de choc qui a témoigné devant les jurés alors que son fils a gardé la tête baissée sans le regarder. Le père de Justin Bresaw vivait à Kanata en Ontario au moment des événements.

Il a expliqué que Justin s'est présenté à sa résidence de Kanata après les événements. Il aurait alors dit à son père : « Je les ai tués, papa, et j'ai aussi incendié leur maison. »

L'accusé aurait vécu une enfance sans problème, il n'était pas agressif, il était gentil aux dires de son père. La relation entre les deux aurait été plus difficile en 2007 alors que l'accusé prenait des médicaments pour sa bipolarité.

En 2008, le père n'a plus eu de contact avec son fils jusqu'au mois d'août 2012.

Avec les informations de Sandra Ataman.

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