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Le prix de l'or chute à 1063 $ l'once, son plus bas niveau depuis 6 ans

Le prix de l'or est demeuré à son plus bas niveau depuis 6 ans, selon l'Agence France-Presse. Hier, le cours de l'or a plongé pour atteindre 1063 $US l'once, son creux le plus important depuis février 2010.

La faible performance de l'or sur les marchés a causé un ralentissement de l'industrie minière en Abitibi-Témiscamingue notamment au niveau de l'exploration.

En entrevue à l'émission Des matins en or, le vice-président Canada chez Agnico Eagle, Christian Provencher, explique que cette baisse a des conséquences, mais que le taux de change réduit les impacts.

« C'est sûr que si on le prend seulement en dollars américains par rapport au sommet de 1800, 1900 $US qu'il y a eu [par le passé], on pourrait dire que l'impact est majeur, dit-il. Mais lorsqu'on combine avec le taux de change, je vous dirais que le prix de l'or a peut-être été moins affecté que les autres métaux. Cependant, on doit être très prudent parce que, oui, on a eu une baisse de nos revenus et on doit faire sûr que nos investissements sont là où les projets sont le plus intéressants possible. »

Le taux de change, un avantage

Le chercheur associé à la Chaire en entreprenariat minier à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Michel Gilbert, apporte cependant quelques nuances. Il soutient qu'au Canada la faiblesse du prix de l'or est compensée par le taux de change.

« Il faut comprendre lorsqu'on regarde le prix de l'or, qu'on le regarde en dollars américains, souligne-t-il. Au Canada, la faiblesse du prix de l'or est compensé par le taux de change. Je dirais comme exemple que si aujourd'hui on parle autour de 1080 [$US l'once], ca fait environ, en dollars canadiens, autour de 1400. Ce qui est même supérieur à ce qu'on avait, il y a un an. Et c'est un montant qui est supérieur à ce que sont les coûts d'opération de nos mines ici en région. »

Selon Michel Gilbert, le niveau actuel du prix de l'or s'explique entre autres par la reprise de la force du dollar américain : l'or devient alors moins une valeur refuge.

L'Abitibi ne s'en sort « pas si mal »

L'Association minière du Québec mentionne aussi que les industries minières de l'Abitibi-Témiscamingue réussissent à tirer leur épingle du jeu. Plusieurs compagnies minières ont mis de l'avant des stratégies pour réduire leurs coûts de production.

La présidente-directrice générale de l'Association minière du Québec, Josée Méthot, explique que « les sociétés minières ont travaillé avec les sous-traitants pour réduire les coûts des sous-traitants, mais aussi dans certains cas, on a entendu parler de baisses ou de gels de salaires. Donc au niveau de la masse salariale, une autre façon de réduire les coûts. Quand on regarde l'Abitibi, c'est quand même une région qui ne s'en tire pas si mal que ça, parce que les investissements ont baissé que de 9,6 %. Quand on compare avec d'autres régions du Québec, c'est quand même la région qui ne s'en tire pas trop mal. »

À titre comparatif, la région de la Côte-Nord a vu ses investissements miniers baisser de 59 % entre 2013 et 2014.

En juillet dernier, le prix de l'or avait atteint un autre creux avec une valeur de 1100 $US l'once.

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