Retour

Le projet d’agrandissement de la mine de Canadian Malartic fait des mécontents

Des citoyens de Malartic réclament la mise en place d'un protocole d'entente et d'indemnisation à la suite du projet d'agrandissement de la mine d'or à ciel ouvert de l'entreprise Canadian Malartic, comme l'ont fait la mine Niobec au Saguenay-Lac-Saint-Jean et la mine Arnaud à Sept-Îles.

La minière souhaite agrandir sa fosse située en plein cœur du village de 3000 habitants pour en prolonger la durée de vie de six ans.

Canadian Malartic a amorcé ce qu'elle appelle une démarche de participation publique, un processus de consultation avec, entre autres, la population et la municipalité.

« Nous on admet qu'on a des nuisances en ville, explique le directeur général de la mine Canadian Malartic, Serge Blais. Ce qu'on cherche à faire avec les citoyens en ville, avec les diverses parties prenantes, c'est d'avoir vraiment des ateliers de travail et de passer à l'action. »

Serge Blais ne veut toutefois pas parler de protocole d'entente. « C'est sûr qu'on cherche à faire un consensus, dit-il. On essaie d'éviter les cas par cas avec les parties prenantes. On veut être tout le monde là, avancer, on est dedans. C'est sûr qu'il y a des écrits qui vont sortir de là et des engagements. »

Quoi qu'il en soit, plusieurs citoyens, dont Dave Lemire, ont déjà mis leur maison en vente parce qu'ils sont exaspérés du bruit et de la poussière provenant de la mine d'or.

M. Lemire appréhende le projet d'agrandissement de la Canadian Malartic et souhaite être déménagé.

« Je suis ici depuis que j'ai 19 ans, j'ai 35 ans, dit-il. Je suis chez nous ici. Pour que, moi, je décide de partir, il y a un problème. »

« Qu'on ne vienne pas me parler qu'on veut savoir si la poussière dérange, est-ce que le bruit dérange, est-ce que les vibrations dérangent, affirme Guy Morissette, un membre du comité qui représente les citoyens au sud de la voie ferrée. Tout le monde en convient. Les citoyens qui sont dans la zone impactée commencent à être exaspérés. Il est temps qu'on passe à l'action. »

Il veut que la compagnie s'engage à mettre en place un protocole d'acquisition, de compensation et d'accommodement des citoyens. « Là ils savent ce qu'on veut. C'est à eux autres à nous donner la réponse. On attend leur réponse », insiste-t-il.

Plus d'articles

Commentaires