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Le promoteur du Château de Marie-Ève prend le dessus sur les embuches administratives

La Ville de Val-d'Or a formalisé vendredi son appui au projet de logements sociaux de l'organisme La Piaule de Val-d'Or lors d'une séance extraordinaire du conseil municipal.

Un texte de Thomas Deshaies

Il s'agit d'une nouvelle étape dans ce projet qui nécessitera des investissements de plusieurs millions de dollars. 36 logements seront créés, ce qui offrira une chance unique aux usagers de La Piaule d'avoir accès à des conditions viables d'existence.Rappelons que La Piaule est un organisme phare de Val-d'Or qui a pour mission de venir en aide aux personnes en situation d'itinérance.

Le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil, souligne que la Ville se devait d'adopter une résolution formelle. « La contribution de la Ville dans ce projet est acquise depuis le début, mais pour aller plus loin dans le dossier, le gouvernement a véritablement besoin d'une résolution formelle, donc on est à cette étape-là », explique-t-il. Rappelons que la Ville va contribuer financièrement et offrir un congé de taxes foncières.

La municipalité pourra donc signer une entente avec la ministre responsable de l'habitation et la Société d'habitation du Québec, concernant le versement d'une subvention.Le bâtiment bientôt acquisLes administrateurs de La Piaule s'affairent actuellement à compléter la paperasse en vue de l'acquisition du bâtiment, l'ancien Château Inn, qui appartient au gouvernement. Celui-ci avait été saisi lors de l'Opération Écrevisse qui avait notamment mené à l'arrestation de Serge Pomerleau, Denis Lefebvre et Yves Denis.

« Il y a plusieurs étapes administratives et c'est d'autant plus compliqué quand on transige entre le gouvernement… et le gouvernement, parce que le gouvernement est propriétaire de l'édifice et c'est un peu par des subventions du gouvernement qu'on va l'acheter. C'est kafkaïen », explique le président du conseil d'administration de La Piaule, Stéphane Grenier.

La Piaule devra ensuite faire de la démolition exploratoire pour constater l'état de l'édifice, ce qui pourrait causer une augmentation des coûts. « La bâtisse date des années 1940, donc il se peut qu'on trouve quelques surprises », affirme Nancy Lahaie, directrice générale de La Piaule. « Mais le rôle de La Piaule, c'est de travailler avec les personnes les plus démunies, donc de garder espoir à toute occasion », ajoute M. Grenier.

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