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Le réalisateur Simon Plouffe arpente les communautés autochtones en préparation d'un documentaire sur l'érosion des langues

Le réalisateur originaire de Rouyn-Noranda, Simon Plouffe, poursuit le tournage de son nouveau documentaire L'érosion des langues, une rencontre avec les derniers locuteurs de plusieurs langues autochtones menacées de disparition.

Il souhaite dresser de manière poétique toute la fragilité et la beauté des langues autochtones.

« C'est une réflexion sur les langues minoritaires dans un contexte majoritaire, explique le réalisateur qui s'est auparavant intéressé à l'émoi suscité par la venue de l'entreprise minière Osisko à Malartic dans L'or des autres. On en connaît très peu là-dessus. Même moi originaire de l'Abitibi, j'ai côtoyé quelques Anishinaabes et des Algonquins en Abitibi, mais sinon on n'était pas très au fait de la culture autochtone et des langues autochtones au Québec. »

Le documentaire devrait être complété en 2017, après un long processus de cueillette qui s'étend sur quelques années et dans plusieurs communautés du Québec. 

« Je ne fais pas toutes les communautés, mais j'essaie d'en faire plusieurs pour avoir un portrait assez diversifié, explique le documentariste. Récemment, je suis allé à Kawawachikamach au nord de Schefferville chez les Naskapis. Bientôt je vais aller chez les Inuits aussi probablement à la fin de l'hiver. Il me reste quelques tournages, mais on est quand même bien avancés. Après, [on entre dans un] processus de traduction, traduire toutes ces langues-là parce que c'est tourné en langues originales. Le montage va s'en suivre au cours de l'année. »

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