L'équipe du Refuge Pageau soulignait dimanche les 30 ans de ce gîte qui accueille des animaux sauvages malades ou blessés en vue de les remettre en liberté avec une série d'activités familiales. Retour sur la petite histoire de ce fleuron de l'industrie touristique amossoise.

Un texte d'Émilie Parent-Bouchard d'après une entrevue de Karine Mateu

Michel Pageau a toujours été passionné par les animaux. Depuis sa plus tendre enfance, il a pris soin des petites bêtes qui ont croisé sa route. La responsable des communications du Refuge Pageau, Marie-Frédérique Frigon, rappelle cependant que c'est « un peu par accident » qu'il a mis sur pied le refuge dédié à la réhabilitation des animaux sauvages avec sa femme Louise. 

« Michel, M. Pageau a toujours été très, très touché par les animaux, a toujours beaucoup aimé les animaux et a toujours eu l'envie de les sauver, exprime-t-elle. À l'origine, [il] était trappeur, donc en passant beaucoup de temps en forêt, il a passé aussi beaucoup de temps à en apprendre sur les animaux. Il a commencé tout petit à sauver des poussins à côté de chez lui, mais les premiers animaux sauvages qu'il a sauvés, [c'était] plus vers l'âge adulte, en faisant ses tournées de trappe. »

Un projet un peu fou

Au fil du temps, la rumeur des petits soins dispensés par Michel Pageau aux animaux malades ou abandonnés se répand. Les gardes forestiers et les randonneurs qui entendent parler de Michel Pageau lui apportent de plus en plus fréquemment des animaux dont la survie est menacée dans la nature. 

« L'officialisation s'est vraiment faite en 1986, mais avant ça, M. et Mme Pageau ont gardé et ont réhabilité chez eux des animaux sauvages qui leur étaient apportés soit par le public ou des agents de conservation, sans qu'ils n'aient le permis officiel à l'époque, témoigne Mme Frigon. Il est arrivé des incidents et M. Pageau a dit aux agents a dit aux agents qu'il ne prendrait plus d'animaux à moins que ça ne devienne légal. »

Celui qui parlait avec les loups

Celui qui a été immortalisé dans le documentaire de Carlos Ferrand produit par l'Office national du film (ONF) Il parle avec les loups persévère cependant et finit par parvenir à ses fins. L'homme n'hésite d'ailleurs pas à se glisser dans l'enclos où sont gardés les loups. Il développe, au fil du temps, une relation très particulière avec les animaux, un peu comme le reste de sa famille.

Mme Frigon précise qu'il ne reste aujourd'hui qu'un seul loup de la meute qui avait l'habitude de répondre aux appels de Michel Pageau. « C'est notre plus vieux loup. Il a environ 14 ans cette année. C'est un des petits louveteaux qu'on voit dans le film qui date de 2001 », précise-t-elle.

Les descendants de ce « vieux loup » pourraient bien un jour trouver refuge chez les Pageau, qui poursuivent tous, à leur façon, l'oeuvre de leurs parents et grands-parents...

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