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Le registre québécois des armes à feu divise toujours en Abitibi-Témiscamingue

L'entrée en vigueur lundi de la Loi sur l'immatriculation des armes à feu au Québec est bien accueillie par le Point d'appui de Rouyn-Noranda.

Un texte de Boualem Hadjouti

Le Centre d'aide et de prévention des agressions à caractère sexuel (CALACS) croit que c'est une loi qui pourra être plus sécurisante pour les femmes victimes de violences.

« Je pense que ça pourra apporter quelque chose de plus. II y a beaucoup de choses qu'on peut mettre en place dans la société et je pense que c'est avec des gestes comme ça qu'on va finir par avoir quelque chose de bien », mentionne l'intervenante Marie-Pierre Paquin.

Le CALACS Abitibi croit que ce registre sera un outil de travail utile pour les policiers qui interviennent dans des cas de violence conjugale.

L'argent du registre aurait dû être utilisé ailleurs

Les propriétaires d'armes à feu auront un an pour se conformer à la loi. Pour ce qui est des nouveaux achats, ils devront les faire immatriculer dès leur prise de possession.

Ce service gratuit sera notamment offert sur Internet et aucun burinage ne sera requis.

Le président de l'Association de chasse et pêche de Val-d'Or, Jacques Cormier, affirme que son organisation demande à ses membres de se conformer à cette loi.

Il rappelle toutefois que l'Association s'est opposée à la mise en place de ce nouveau registre.

« On doit se plier à une loi qu'on n’est pas du tout en faveur, malgré toutes les pressions qui ont été faites à ce niveau-là, dit Jacques Cormier. On demande à nos gens de se plier à cette loi-là par ce que c'est la loi. Par contre, c'est sûr que comme position du gouvernement de faire ce registre des armes d'enregistrement obligatoire, c'est un non-sens, c'est de l'argent qui est mal dépensé [qui aurait pu être dépensé] dans des programmes sociaux dont les gens auront besoin. »

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