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Le savoir autochtone au profit de la recherche scientifique

La question du savoir autochtone était à l'honneur lors de la troisième journée du Forum Planet'Ère organisée au campus de Rouyn-Noranda de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT).

Avec les informations de Guillaume Rivest

Les connaissances environnementales des Premières Nations doivent être considérées dans les recherches scientifiques, disent des chercheurs.Selon l'étudiante au doctorat en sciences environnementales, Annie-Claude Bélisle, les savoirs traditionnels doivent être pris en considération lorsqu'on cherche à comprendre rapidement les impacts de différents projets sur les territoires autochtones.« Des fois on a des décisions à prendre, qui [doivent] être rapide ou des décisions d'aménagement du territoire [où] on veut prévoir ce qu'on va faire avec les ressources. Est-ce qu'on chasse trop, est-ce qu'on ne chasse pas trop? Puis [parfois], on n'a pas toutes les données scientifiques et expérimentales pour prendre des décisions éclairées parce que c'est long à aller chercher. Dans [ces moments-là], ça peut être utile d'aller chercher l'information où elle est », explique Mme Bélisle.Le savoir traditionnel, un atoutLe géomaticien, Danny Bisson, croit d'ailleurs que le savoir traditionnel est un complément important aux connaissances scientifiques.« Pour les communautés, si on parle de foresterie, pour eux, ce n’est pas juste le secteur qui va être coupé. C'est le bassin versant, les lacs autour, la faune. C'est holistique », soutient-il.

Écouter les femmesLorsque l'on parle de savoir traditionnel, la professeure à l'UQAT, Suzy Basile, indique qu'il est primordial d'accorder une importance particulière au point de vue des femmes.« Si on pense que 50% de la population autochtone est composée de femmes, on peut soupçonner qu'elles ont une grande partie du savoir entre leur main. À cet effet-là, on peut aussi considérer que ces savoirs particuliers sont souvent considérés comme étant complémentaires à celui des hommes. Je crois qu'il est essentiel qu'on puisse prendre la peine de porter une attention particulière aux réalités et aux connaissances des femmes », estime-t-elle.

Les trois chercheurs pensent que la prise en compte de connaissances traditionnelles pourrait aider la lutte aux changements climatiques.

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