Des membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) manifestent aujourd'hui devant plusieurs bureaux gouvernementaux dans toute la région.

À Rouyn-Noranda, ils ont brièvement bloqué l'accès au Palais de justice ce matin. Gérard Thomas est président de la section 806, qui représente les fonctionnaires des ministères et agences du gouvernement et la Bibliothèque et les Archives nationales du Québec.

Si on est dehors encore aujourd'hui, c'est qu'à la table de négociations, on parle devant une chaise vide, comme on voit dans la publicité. Mais quand le gouvernement dit qu'il négocie, négocier, ça veut dire ouvrir la porte à un échange, mais cet échange-là et cette ouverture de porte là n'est pas là.

Le groupe a bloqué l'accès au Palais de justice jusqu'à 9 h 30. « On a bloqué les juges, les procureurs de la couronne et tout ça. À 9 h 30, on leur a permis de rentrer un à la fois », explique M. Thomas.

Une manifestation a aussi eu lieu à Rouyn-Noranda devant les bureaux du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, du ministère du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ainsi que du ministère de l'Agriculture des Pêcheries et de l'Alimentation.

Au Témiscamingue

À Ville-Marie, au Témiscamingue, les travailleurs se sont installés tôt le matin devant le palais de justice, le siège du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs et de la SAQ. Ils veulent se faire entendre du gouvernement qui négocie actuellement avec leurs syndicats le renouvellement de leurs conventions collectives

Les travailleurs rencontrés sur place disent être dans la rue pour envoyer un message clair au gouvernement.

« C'est surtout pour donner un message à nos employeurs qu'on veut négocier. L'attitude est négative à la table de négociations, c'est très difficile en ce moment », a fait savoir une femme.

« Pour améliorer nos conditions de travail et cesser d'être méprisés par notre employeur », a affirmé un travailleur.

« On est là pour revendiquer nos droits et dire non à ce qu'ils nous ont offert et qu'ils retournent à la table des négociations pour qu'on puisse être satisfaits », a déclaré cet autre syndiqué.

À moins d'une avancée aux tables de négociations, des journées de grèves se tiendront les 12 et 13 novembre.

Avec les informations d'Émilie Parent-Bouchard et de Boualem Hadjouti

Plus d'articles

Commentaires