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Le Témiscamingue ébranlé par les compressions dans les CPE

Les nouvelles compressions de 120 millions de dollars dans le réseau des CPE du Québec, que s'apprête à faire le gouvernement Couillard l'an prochain, auront des impacts au Témiscamingue. Les gestionnaires des CPE du secteur s'attendent à des réductions de budget, des abolitions d'emplois ou encore la fermeture de services et les parents sont inquiets.

Avec les informations de Boualem Hadjouti

C'est une nouvelle qui nous assomme pour la directrice générale du CPE Chez Caliméro qui vient tout juste d'inaugurer une nouvelle installation de 36 places à Ville-Marie.

Elle songe déjà à se réorganiser, pour faire face aux nouvelles compressions budgétaires. Avec deux installations, Francine Champoux estime qu'elle devra fonctionner avec 98 000 $ en moins. « Dans le cas où les coupures seraient à la hauteur de ce qui nous a été annoncé, moi évidemment, j'envisage encore des coupures de postes. Il y aura une compression au niveau de plusieurs secteurs du CPE », explique-t-elle. 

Francine Champoux a déjà dû supprimer deux emplois avec les compressions de 74 millions de dollars de l'année dernière.

Les nouvelles compressions inquiètent Francesca Guénard, employée au CPE et mère d'un garçon d'un an. « Je pense plus à mon enfant. En premier, de voir c'est où ils vont couper. C'est sûr, qu'à chaque garderie, ça va être différent. Est ce qu'ils vont couper des besoins particuliers aux enfants ? », s'inquiète-t-elle. 

Pire à Lorrainville?

La situation pourrait être encore pire au CPE Au village des petits lutins de Lorrainville, qui accueille 39 enfants. La directrice a réduit des services, coupé des heures de travail et même dans les dépenses reliées à l'alimentation pour absorber les compressions de l'année dernière.

Avec les nouvelles réductions estimées à 39 000 $, Martine Poitras, qui travaille déjà à temps partiel, n'écarte aucun scénario. « On essaie de faire beaucoup avec peu, ça fait déjà des années qu'on le fait, mais l'année prochaine, on est en train de regarder ça, mais je ne sais pas sur quoi ça va s'enligner. Ça se pourrait même s'enligner sur une fermeture », admet-elle. 

Pour la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, les compressions n'ont pas à se traduire par des pertes d'emplois ou une baisse de service. Elle maintient que les changements au financement des garderies visent seulement à améliorer leur gestion.

Le député François Gendron déplore, lui, les compressions et estime que les enfants ne méritent pas un tel programme d'austérité. Dans un communiqué, le député d'Abitibi-Ouest et vice-président de l'Assemblée nationale affirme que le gouvernement s'acharne trop sur les centres de la petite enfance, alors qu'ils se sont fait élire en promettant tout le contraire durant la campagne électorale de 2014.

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