Des travaux à effectuer sur la route 395 ont empêché le passage du Tour cycliste de l'Abitibi par Preissac cette année.

Avec les informations d’Émélie Rivard-Boudreau

Le tracé initial de la compétition prévoyait que l'étape entre Rouyn-Noranda et Amos passe par la route 395, mais en juin, une semaine avant son dévoilement, le ministère des Transports du Québec a informé l'organisation du Tour que des travaux commenceraient durant l'événement sportif.L'étape, qui se déroulait mardi en fin de journée, est finalement passée par Rivière-Héva et St-Mathieu d'Harricana.

Impacts sur l’organisationCe changement a causé une surprise et demandé plusieurs ajustements à l'organisation, explique le directeur général du Tour cycliste de l'Abitibi, Patrick Loiselle.« Il faut qu'on refasse notre kilométrage pour toute la course. On a un minimum et un maximum à respecter du point de vue de l'UCI [Union cycliste internationale]. Oui, on a eu peut-être un ajustement de dernière minute, puis on pouvait le faire aussi. On aurait pu être un peu plus malpris, dans le sens que là, on pouvait quand même passer par Rivière-Héva, une excellente route également, mais habituellement, par Preissac, on a le paysage qui est différent, le lac est à-côté, on a de beaux emplacements de sprints », explique M. Loiselle.

Déception pour PreissacLe maire de Preissac, Stéphan Lavoie, est déçu que le peloton ne passe par sa municipalité cette année, mais comprend les contraintes.Il espère que plus de réparations et de réfections soient apportées à la route 395, notamment pour le développement du Tourisme dans sa municipalité.

« On refait la route du Nord, l'aéroport, Lebel-sur-Quévillon, on injecte des milliards (de dollars). Puis Preissac, on ne se le cache pas, c'est vraiment une belle route. On a été déclarée « route verte », aussi pour la moto, avec les États-Unis, l'Europe, on a travaillé fort avec Tourisme Abitibi. Quelque part, si les travaux ne sont pas effectués, on perd énormément, pas juste le Tour de l'Abitibi qu'on perd, mais le mototourisme. Puis je pense que le tourisme, c'est une clé majeure pour le tourisme ».Le ministère des Transports n’a pu nous accorder une entrevue mercredi.

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