Retour

Le type d'horaire des ambulanciers défavoriserait certaines régions

Les temps de réponse des ambulanciers varient d'une région à l'autre, dénoncent le maire de Malartic et l'Union des municipalités du Québec (UMQ). Ces disparités seraient attribuables aux horaires de travail, entre autres.

Un texte de Marie-Laurence Delainey

En certains endroits, comme à Malartic, les techniciens ambulanciers sont sur appel, ou dans le jargon du métier, ont un horaire de faction. Ils reçoivent l’appel à la maison, doivent ensuite se rendre au travail et finalement se diriger sur les lieux de l’intervention. Résultat : le temps de réponse augmente en moyenne de 10 minutes.

M. Ferron donne l'exemple du décès d’un résident, survenu au mois de novembre. Éric Laprise a subi un arrêt cardiaque alors qu’il pelletait. La scène tragique s’est déroulée devant ses deux garçons. Les techniciens ambulanciers sont arrivés 50 minutes plus tard, raconte la veuve de M. Laprise, Nathalie Pépin.

« Mon plus jeune de 14 ans est venu me réveiller en haut en me disant que papa était décédé. Je suis descendue en bas en appelant le 911. On a commencé les manœuvres sur Éric, moi et mon fils. Ça a été les policiers, les pompiers...Tout le temps tu te dis : "Ils vont tu arriver? Ils sont à deux coins de rue de chez nous!" »

Les techniciens ambulanciers de Malartic répondaient à un autre appel à ce moment. Ce sont ceux de Cadillac, à 20 minutes de là, qui sont intervenus. Le temps de réponse a été plus long, entre autres, parce que les employés de Cadillac ont un horaire de faction.

« La personne est décédée, regrette M. Ferron. On ne sait pas, elle aurait peut-être pu être avec nous encore aujourd'hui si l'intervention avait été plus rapide, si les gens étaient d'horaire temps plein. »

Appel au gouvernement

Au Québec, 11 % des techniciens ambulanciers travaillent sur appel. Il s'agit de ceux qui font moins de 3000 transports par année ou qui sont en service moins de 25 heures par semaine.

Appuyé par l'UMQ, le maire Ferron demande au gouvernement du Québec de corriger la situation.

Il y a quelques mois, le ministre de la Santé Gaétan Barrette a modifié une vingtaine d'horaires de faction un peu partout au Québec, dont ceux de Waterloo, en Estrie, pour les transformer en un horaire permanent.

« L’abolition des horaires de faction a amené un temps moindre. On est capable de couper 10 à 12 minutes dans le temps de réponse, dans les meilleures des conditions. Les ambulanciers sont dans leur véhicule, sur le coin de la rue, sont prêts à partir, dès l’instant où ils ont l’appel », explique le chef aux opérations de Paraxion, Benoit Racine.

Le ministère de la Santé affirme qu'il évalue constamment les besoins de la population et que la sécurité de celle-ci gens est sa priorité.

Pour ce qui est du cas de Malartic, il précise que rien n'indique qu'une arrivée hâtive des techniciens ambulanciers aurait pu faire une différence.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Les 10 meilleures destinations vacances lorsqu'on est végane





Rabais de la semaine