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Les Algonquins du Lac-Barrière dénoncent le manque de service devant la Commission Viens

Les Algonquins de Lac-Barrière sont venir dire à la Commission qu’ils s'inquiètent de la perte de leur territoire et du manque de services publics dans leur communauté.

Jeannette Wawatie, une conseillère de la communauté située dans la réserve faunique La Vérendrye, a soulevé ces enjeux jeudi devant la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics à Val-d'Or.

La conseillère a fait part d’abord de ses inquiétudes pour tout ce qui touche la perte du territoire traditionnel. Un territoire qui souffre selon elle du développement minier et du gaspillage du gibier par les non-autochtones.

La représentante de Lac-Barrière a également dénoncé à la Commission les carences des services de police. Elle signale que les policiers ne se rendent pas toujours dans les communautés même lorsqu’ils sont appelés.

« Pourquoi ne pas engager des policiers autochtones ? », demande la conseillère.

Elle a soutenu également que des critères différents étaient appliqués quand vient le temps d’évaluer les familles d’accueil.

Enfin la représentante algonquine a décrit le cercle vicieux dans lequel évoluait sa communauté qui est sous tutelle en raison d’un trop grand déficit accumulé. Or cette situation crée un manque de service qui à son tour accentue la crise sociale de la communauté affirme la conseillère Wawatie.

Un cri du cœur, la DPJ montrée du doigt

La deuxième portion des audiences de jeudi a été marquée par la sortie de Jacques Mousseau du Service parajudiciaire autochtone du Québec contre la DPJ. Il s’en est pris aux critères appliqués par l’organisme gouvernemental responsable de la protection de la jeunesse.

« Ce sont des critères élaborés pour les non-Autochtones et appliqués aux Autochtones », a-t-il lancé.

Selon le conseiller parajudiciaire, la DPJ, par ses méthodes, rappelle l’époque des pensionnats où les enfants étaient arrachés à la communauté.

« Il y a Dieu et juste après la DPJ. Entre les deux, il n’y a rien », a-t-il soutenu ironiquement.

Pour lui, « on devrait tout faire pour que les enfants demeurent dans la communauté ».

Les audiences reprennent vendredi avec entre autres le témoignage de la chef Manon Jeannotte de la communauté de Gespeg (Gaspésie).

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