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Les Anichinabés rencontrent les libéraux à Val-d'Or

Une dizaine de chefs des communautés algonquines de l'Abitibi-Témiscamingue ont rencontré des ministres du gouvernement libéral ce matin à Val d'Or, tout juste avant le début du caucus présessionnel. Même si aucun engagement formel n'a été formulé de la part de Québec, la rencontre s'est déroulée sous le signe de l'ouverture. À Val-d'Or, les chefs Adrienne Jérôme et David Kistabish, respectivement des communautés de Lac-Simon et d'Abitibiwinni, ainsi que la grande chef de la Nation Anichinabé, Verna Polson, ont rencontré jeudi les élus libéraux lors du caucus présessionnel de l'aile parlementaire libérale. Des Anichinabés ont d'ailleurs souligné l'événement en tenant des actions de visibilité.

Avec les informations de Tanya Neveu

Ce sont notamment les chefs Adrienne Jérôme et David Kistabish, respectivement des communautés de Lac-Simon et d'Abitibiwinni, ainsi que la grande chef de la Nation Anichinabé, Verna Polson, ont rencontré jeudi les élus libéraux lors du caucus présessionnel de l'aile parlementaire libérale.

La rencontre qui a duré une heure et qui a satisfait le chef de la Nation Abitibiwinni de Pikogan, David Kistabish. « Ce sont des paroles. Au niveau du concret, c'est l'avenir qui va nous le dire, mais on sent qu'il y a une bonne foi dans tout ça », dit-il.

Les chefs autochtones demandent, entre autres, la création d'une table permanente de négociation avec le peuple algonquin. Une façon de régler certaines injustices affirme la chef de Lac-Simon, Adrienne Jérôme. « On a fait plusieurs demandes… On se fait toujours refuser au niveau du Québec. Faut que le Québec arrête de se cacher en arrière du Canada », soutient-elle.

Le ministre des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, affirme que le gouvernement doit aussi faire sa part. « C'est le souhait : de trouver une formule où on peut formaliser les relations, bien identifier les responsabilités entre le gouvernement fédéral, le gouvernement du Québec et la nation algonquine », affirme-t-il.

Au-delà des enjeux territoriaux, les chefs algonquins souhaitent améliorer les problèmes sociaux qui sévissent dans les communautés. Ils crient haut et fort qu'ils ne sont plus un peuple invisible, mais incontournable.

Des Anichinabés ont d'ailleurs souligné l'événement en tenant des actions de visibilité. Ils désiraient rappeler aux libéraux que ces rencontres se déroulent sur un territoire Anichinabé non cédé. Pour ce faire, une trentaine d'autochtones des quatre coins de l'Abitibi-Témiscamingue se sont rassemblés dans un tipi installé à l'entrée de l'Hôtel Forestel de Val-d'Or.

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