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Les Autochtones se font entendre au Forum social mondial

Des Autochtones d'un peu partout sur la planète sont réunis à Montréal dans le cadre du Forum social mondial. Le professeur de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Stéphane Grenier, sera d'ailleurs facilitateur d'un atelier sur la décolonisation et la réconciliation jeudi. 

Un texte d'Émilie Parent-Bouchard

Pour la fondatrice d'Idle No More, Mélissa Mollen-Dupuis, il s'agit de l'occasion pour les Premières Nations d'échanger sur les luttes sociales et environnementales menées aux quatre coins de la planète. Elle y voit une manière de jeter les bases d'un dialogue entre les peuples.

« On peut échanger aussi des solutions. On va trouver des solutions et pas uniquement des solutions entre Autochtones, mais des solutions qui viennent d'autres pays comme l'Afrique ou l'Asie, qui vont avoir des problématiques similaires, mais qui vont probablement avoir des solutions [auxquelles] on n'a pas pu penser ou avoir. Les échanges sont vraiment intéressants et ça permet de s'informer sur ce qui se passe ailleurs dans le monde et de faire une convergence de ces luttes-là », considère la militante. 

Le professeur en travail social à l'UQAT, Stéphane Grenier,  jouera le rôle de facilitateur dans un panel intitulé « Décolonisation et réconciliation ». Deux étudiants autochtones inscrits à la maîtrise de l'UQAT, Alex Cheezo et Maurice J. Kistabish seront eux de table ronde. « Les participants qui seront à cette table ronde pourront se laisser inspirer des propos qui seront tenus là. Maurice va nous parler surtout des questions territoriales, alors qu'Alex, va surtout parler d'adaptation des services sociaux, de sécurisation culturelle, de pratique culturelle adaptée », explique Stéphane Grenier. 

En entrevue à RDI, Mélissa Mollen-Dupuis a également mentionné que le développement des nouvelles technologies facilite la médiatisation de ces luttes. 

« Quand j'étais enfant, c'était la crise d'Oka et le passage du message des gens mobilisés était impossible à faire. Mais avec l'arrivée des médias sociaux, le message peut se rendre et même que ça commence à avoir l'intérêt du monde. Et les médias ont suivi. D'ailleurs, on a pu le voir avec Idle No More que justement, au Québec, les médias ont pris de l'intérêt, ils ont communiqué l'information et ça a permis de débloquer une espèce d'isolement de l'information dont étaient victimes les Premières Nations ».

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