Retour

Les Autochtones trois fois plus victimes d'agressions sexuelles

Les Autochtones sont près de trois fois plus susceptibles d'être victimes d'agressions sexuelles que les non-Autochtones, selon une analyse de données recueillies en 2014 par Statistique Canada.

Les auteurs de l'Enquête sociale générale sur la victimisation ont remarqué que le taux de presque tous les types de victimisation était systématiquement plus élevé chez la population autochtone que chez la population non autochtone

Les Autochtones sont aussi deux fois plus nombreux à être victimes de violence conjugale que les non-Autochtones.

Ce taux augmente nettement chez les femmes autochtones, qui sont trois fois plus nombreuses à être victimes de violence conjugale.

Les formes les plus graves de violence conjugale

La moitié des victimes autochtones de violence conjugale, soit 51 % d'entre elles, ont dit avoir subi des formes de violence parmi les plus graves, comme être battue, étouffée, menacée avec une arme à feu ou un couteau et agressée sexuellement.

Les Autochtones sont deux fois plus souvent victimes de différentes formes de violences, notamment les agressions sexuelles, les vols qualifiés et les voies de fait.

L'analyse n'a pas été en mesure de tenir compte de facteurs sociaux tels que les répercussions des pensionnats autochtones sur les familles et les communautés.

Un lien avec les traitements subis pendant l'enfance

Les résultats ont toutefois démontré que les taux les plus élevés étaient liés à des mauvais traitements subis pendant l'enfance, à la perception de problèmes sociaux dans son quartier, à l'itinérance, à l'usage de drogues, ou à une santé mentale passable ou mauvaise.

« [Même lorsque] tous les facteurs de risque sélectionnés pendant l'enquête étaient pris en compte, l'identité autochtone demeurait un facteur de risque de victimisation avec violence pour les femmes autochtones », expliquent les auteurs de l'enquête de Statistique Canada.

Malgré leur risque plus élevé d'être victimes d'un crime, la plupart des Autochtones disent être satisfaits (85 %) de leur sécurité personnelle par rapport à la criminalité, un taux légèrement inférieur au taux de satisfaction chez les non-Autochtones (88 %).

En 2014, 275 000 Autochtones de 15 ans et plus ont déclaré avoir été victimes d'au moins un des huit types de crimes mesurés par l'enquête sur la victimisation au cours des 12 mois précédents.

L'enquête a été menée auprès de 35 167 répondants de 15 ans et plus provenant de 10 provinces et de 3 territoires. Ils ont été contactés par téléphone, ou interrogés en personne ou sur Internet.

Plus d'articles

Commentaires