Retour

Les chasseurs non-résidents du Québec pourront chasser l’orignal… mais selon certaines conditions

Les chasseurs d'orignal qui ne résident pas au Québec et qui souhaitent chasser au sud du 52e parallèle devront dorénavant utiliser les services d'une pourvoirie, d'une réserve faunique ou une zone d'exploitation contrôlée (ZEC) pour le faire.

Cette nouvelle règle entrera en vigueur dès l'ouverture de la saison 2018 de chasse à l'orignal.Cette règlementation était déjà en vigueur pour les chasseurs non-résidents du Québec, mais au nord du 52e parallèle.Le président-directeur général de la Fédération des pourvoiries du Québec, Marc Plourde, est très heureux de ces modifications.

« On va avoir un régime qui se compare à celui de plusieurs autres provinces et territoires qui entourent le Québec, ajoute-t-il. Pour les grands gibiers comme l’orignal, on s’assure d’avoir des retombées économiques optimales et on fait en sorte que ces chasseurs, ces touristes, contribuent à l’économie de nos réseaux fauniques structurés au Québec », dit M. Plourde.

ExceptionsQuelques exceptions s'appliquent à ce règlement. Un chasseur non-résident qui est accompagné d'un membre de sa famille immédiate vivant au Québec, un membre de la Gendarmerie royale du Canada ou des Forces armées canadiennes qui exerce ses fonctions au Québec ou un membre d'une mission diplomatique n’a pas à se soumettre à cette nouvelle mesure.Le président de l'Association des pourvoiries de l'Abitibi-Témiscamingue, Yves Bouthillette, accueille favorablement cette nouvelle.Il milite depuis longtemps pour la mise en place de cette réglementation.« Les retombées peuvent être de trois à dix fois plus élevées quand [les chasseurs non résidents] passent par un des réseaux fauniques. C'est une excellente nouvelle pour les chasseurs et les pêcheurs des régions limitrophes. Ce cancer-là [sic] gagnait doucement du terrain, partout au Québec, et les non-résidents s'enfonçaient de plus en plus creux pour faire du prélèvement à bas prix », estime-t-il.

Plus d'articles