Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui était de passage dans la région cette fin de semaine, et le chef du Parti rhinocéros, Sébastien CôRhino, qui est à Rouyn-Noranda aujourd'hui, sont les deux seuls chefs de parti qui ont visité l'Abitibi-Témiscamingue depuis le début de la campagne électorale, alors que la région avait vu défiler plusieurs chefs et candidats vedette lors des dernières campagnes électorales.

Avec les informations de Sandra Ataman

« Mesdames et messieurs, accueillons le premier ministre, notre premier ministre du Canada, le très honorable Stephen Harper. »

C'était en 2011. Le député conservateur Denis Lebel présentait le premier ministre Stephen Harper lors de son passage à Val-d'Or, en pleine campagne électorale. Le numéro un du Parti conservateur était alors venu appuyer son candidat, Jean-Maurice Matte, comme il l'avait fait trois ans plus tôt, lors de l'élection fédérale de 2008.

Mais cette année, la visite du chef conservateur dans la région n'est pas prévue, affirme le candidat Steven Hébert. « Oui, ça peut changer les choses dans une certaine mesure. Mais à la fin, ce qui compte le plus ce sont les grands enjeux locaux, avance le candidat dans Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou. La campagne dure 78 jours, ce n'est pas une journée sur 78 sur laquelle on va être jugés, mais c'est sur l'ensemble de l'oeuvre. »

Mulcair ne viendra pas non plus

Le candidat néo-démocrate Romeo Saganash explique pour sa part que la circonscription d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou n'a pas été identifiée comme prioritaire par son parti.

« Il fallait identifier nos priorités, analyse le député sortant, qui défend les couleurs du NPD pour un second mandat. Quand on estime dans un parti qu'un candidat n'a pas besoin du leader, il n'identifiera pas la circonscription comme une priorité dans ses déplacements. C'est ce qui arrive ici, je pense. »

Justin Trudeau pourrait encore venir dans la région

Le Canada est grand à couvrir, ajoute candidat libéral Pierre Dufour. « Ils ont 338 circonscriptions à couvrir à travers le Canada, d'un océan à l'autre, dit-il. Alors que M. Duceppe se promène dans 78 comtés. Lui, il fait une campagne provinciale. »

Sans confirmer sa présence, Pierre Dufour affirme que le passage de Justin Trudeau est encore possible d'ici la fin de la semaine.

« Dommage », croit Rémy Trudel

L'ancien député et ministre péquiste Rémy Trudel déplore l'absence du passage des chefs des partis politiques dans la région. Il croit que les régions du Québec ont été négligées durant cette campagne et les problématiques régionales mises de côté. Selon Rémy Trudel, les chefs et leur parti politique orientent la campagne électorale autour des grandes questions nationales et des médias nationaux.

« C'est bien dommage pour les populations régionales comme [celles de] l'Abitibi-Témiscamingue, mais aussi pour des questions qu'on pourrait appeler régionales, en quelque sorte, analyse celui qui a occupé différentes fonctions au sein des gouvernements de Jacques Parizeau, de Lucien Bouchard et de Bernard Landry. On est comme délaissés et on est condamnés à ne suivre que les grandes orientations nationales qui ne collent pas à notre réalité régionale. Si on ne s'y intéresse pas au moment crucial de la décision, comment présumer qu'on va s'en occuper mieux et de meilleure façon après si on ne s'y est pas intéressés auparavant? »

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