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Les citoyens de Malartic en faveur d'un encadrement plus serré du bruit

Au moins 640 000 personnes ont été exposées à des niveaux de bruit environnemental nuisible en 2014, selon un avis de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) publié en novembre dernier. Si la principale source de pollution sonore est le transport, notamment le transport aérien, c'est surtout la pollution sonore en lien avec les activités industrielles qui préoccupe les citoyens de l'Abitibi-Témiscamingue, notamment ceux qui vivent près de la mine Canadian Malartic.

Avec les informations de Angie Landry

Sommeil perturbé, maladies cardiovasculaires, perte d'audition et difficultés d'apprentissage en milieu scolaire : l'exposition répétée au bruit peut être responsable de divers problèmes de santé, selon l'avis de l'INSPQ, qui vise à ce que le ministère de la Santé et des Services sociaux considère le bruit comme un enjeu de santé publique.

Ces problèmes, le représentant du Comité de citoyens-Zone Sud à Malartic, les connaît bien. Selon Louis Trottier, ils sont souvent portés à l'attention des comités qui défendent les intérêts des citoyens de Malartic.

« [Ce] n'est quasiment pas croyable qu'une personne, quand il y a un blast, qu'elle soit obligée de sortir dehors. J'ai même une petite enfant [sic] de 7 ans, si je ne me trompe pas, qui est dans son bain et qui entend un blast et qui se met à brailler [sic] », illustre-t-il.

Le syndrome du 11 h et 15 h

La porte-parole du comité vigilance Malartic est du même avis. Selon Chantal Germain, le stress lié aux dynamitages quotidiens va même grandissant.

« Il y a le [l'aspect] sonore, mais il y a aussi les sautages, avec les vibrations. Le sautage comme tel, qui fait quand même du bruit, et est régulier à 11 h et 15 h. Il y a quasiment, maintenant, des gens qui ont développé le ''syndrome du 11h et 15h''. Ça commence à être biologique », s'inquiète Chantal Germain.

Mesures d'atténuation et études approfondies

Canadian Malartic dit quant à elle travailler de manière constante pour atténuer le bruit. Elle cite entre autres l'achat d'équipements silencieux pour les camions ou la construction de murs coupe-son.

De son côté, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) dit avoir demandé à l'INSPQ de produire une étude spécifique sur le bruit à Malartic. Les résultats doivent être rendus publics dans les prochains mois.

Au cabinet de la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, on dit finalement vouloir intégrer les recommandations de l'INSPQ sur la pollution sonore à une éventuelle Politique de prévention en santé.

Selon l'avis publié par l'INSPQ, les « coûts sociétaux des effets du bruit environnemental s'élèveraient à près de 680 millions de dollars par année au Québec ».

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