Le Grand conseil des Cris souhaite annuler tous les événements qu'il a l'habitude de tenir à Val-d'Or, un souhait qui serait motivé par le « manque de réaction » des autorités locales, trois jours après la diffusion du reportage d'Enquête sur le sort réservé aux femmes autochtones dans la région. 

La communauté veut des actions concrètes pour faire la lumière sur les allégations de sévices infligés par des policiers à des femmes autochtones à Val-d'Or. Il croit que l'enquête doit être confiée à la GRC et non au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

« Le manque de réaction forte et concrète de la part des dirigeants de la Ville de Val-d'Or démontre malheureusement que les dirigeants à l'échelle municipale, provinciale et fédérale préfèrent souvent attendre que l'attention des médias s'estompe au lieu de contrer la victimisation des femmes autochtones dans leurs champs de compétence respectifs », lit-on dans le communiqué. 

Le maire de Val-d'Or, Pierre Corbeil, se dit étonné par ce communiqué. Il souhaite entrer en contact avec le Grand conseil des Cris « pour avoir l'heure juste ».

« [On veut] comprendre ce qui les amène à prendre une mesure d'une telle ampleur et qui ultimement sanctionne toute une communauté pour des gestes allégués de quelques personnes », a-t-il commenté. 

La Chambre de commerce de Val-d'Or refuse de commenter la décision du Grand conseil des Cris.

Une réunion extraordinaire a été convoquée à cet effet, et son président, Marcel Jolicoeur, croit que l'urgence est de trouver une solution à ce phénomène, ce qui implique notamment une enquête sur la violence et les disparitions des femmes autochtones.

« Présentement, c'est juste une annonce. C'est beaucoup trop tôt pour voir qu'elle sera leur réaction, a-t-il déclaré. La Chambre de commerce de Val-d'Or a un comité "autochtone", si on veut, ça fait plusieurs années qu'il existe, et ça nous permet d'avoir de très bonnes relations avec les Autochtones. On travaille ensemble dans beaucoup de dossiers ».

En entrevue à ICI RDI, il a affirmé que ce travail allait se poursuivre. « On va attendre que la poussière retombe », a-t-il affirmé. 

Avec les informations de Boualem Hadjouti

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