Retour

Les Cris du Québec obtiennent encore plus d'autonomie

Après des années de négociations avec le gouvernement fédéral, les Cris du Québec vont obtenir une plus grande autonomie pour s'auto-gouverner et pour gérer leurs terres.

Le gouvernement du Canada vient d'approuver l'Entente sur la gouvernance de la nation Crie, qui offre aux Cris de la région de la baie James et du Nord québécois plus de contrôle sur le territoire entourant immédiatement leurs communautés, le pouvoir de percevoir leurs propres impôts et la promesse d’un financement stable jusqu’en 2040.

« Essentiellement, les Cris ont réussi à obtenir une forme d’autodétermination à travers laquelle ils sont vraiment maîtres de leur propre destinée et en mesure de déterminer ce qui est le mieux pour leurs communautés », a déclaré le grand chef du Grand Conseil des Cris (GCC), Matthew Coon Come.

L’approbation de l’entente survient au terme de près de huit ans de pourparlers avec Ottawa.

Le grand chef Coon Come a affirmé que la nouvelle entente permettra au gouvernement de la Nation crie d’obtenir plus de financement, ce qui lui garantira une certaine sécurité financière pour les années à venir, en plus de jeter « les bases d’une vraie gouvernance ».

Maintenant que le gouvernement de la Nation crie a le pouvoir de percevoir des impôts, chacune des communautés sera en mesure de déterminer par elle-même si elle souhaite imposer ses membres.

En vertu de l’entente, le gouvernement cri aura aussi le pouvoir de créer ses propres lois au sein des neuf communautés cries que compte la province. Présentement, le gouvernement ne peut que rédiger et mettre en œuvre des règlements administratifs.

Une constitution crie

L’entente prévoit également l’élaboration d’une constitution, un document interne qui permettra au gouvernement cri d’avoir plus de latitude pour gérer la structure de son administration, sans avoir besoin d’obtenir l’autorisation du gouvernement fédéral pour effectuer des changements.

« C’est une constitution crie qui respectera [nos] valeurs, [nos] principes et une fois qu’elle sera adoptée, le gouvernement fédéral ne pourra pas intervenir. Je crois qu’il s’agit d'un véritable accomplissement », a affirmé Matthew Coon Come.

La nouvelle constitution crie est en fait le « rapatriement » des éléments qui composent la Loi sur les Cris et les Naskapis du Québec, qui date de 1984.

Le gouvernement cri est allé de l’avant avec l’approbation des documents en avril dernier après des mois de consultations publiques et malgré l'opposition de certains chefs et membres des communautés.

Les gouvernements cri et fédéral doivent maintenant s’entendre sur un échéancier pour la signature de l’entente et le versement des sommes d’argent.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine