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Les femmes de la région n'ont toujours pas accès aux services d'une sage-femme

Le comité Objectif sages-femmes Abitibi-Témiscamingue (OSFAT) se dit déçu que les femmes de la région ne puissent pas avoir accès aux services d'une sage-femme.

La célébration de la Journée mondiale de la sage-femme samedi a été l'occasion de rappeler que les démarches entreprises jusqu'à maintenant pour attirer une sage-femme n'ont pas abouti.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT) a publié deux appels de candidatures pour l'embauche d'une chargée de projet pour l'implantation du service en région.

Les démarches n'ont pas donné de résultats faute de candidatures, explique Sophie Richard Ferderber du comité OSFAT.

« Les sages-femmes sont très sollicitées. Celles qui auraient des compétences pour agir à titre de chargées de projet, il y a déjà beaucoup de projets au Québec, elles sont très sollicitées et je crois que malheureusement on est tombés dans une période où personne ne s’est montré disponible », explique Sophie Richard Ferderber.

L'Abitibi-Témiscamingue est l'une des trois régions du Québec à ne pas avoir accès aux services d'une sage-femme.

Sophie Richard Ferderber croit que le comité OSFAT a encore du travail à faire pour réaliser son objectif.« Nous aussi, on réfléchit à toutes sortes d’options et on souhaite rencontrer le CISSS pour en discuter. Est-ce qu’on pourrait peut-être avoir une étudiante sage-femme marrainée par une sage-femme sans qu’elle soit nécessairement sur place? Il y a peut-être des options auxquelles on n’a pas pensé », dit-elle.

Selon Sophie Richard Ferderber, la région est loin d’atteindre l'objectif de la Politique de périnatalité 2008-2018 qui est de permettre à 10 % des femmes enceintes d'avoir accès au service d'une sage-femme.

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