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Les Français de plus en plus nombreux en Abitibi-Témiscamingue

Les Français sont de plus en plus nombreux dans la région. En 2016, cette nationalité représentait 16 % des immigrants en Abitibi-Témiscamingue, soit le nombre le plus élevé d'immigrants provenant d'un seul pays dans la région. À l'occasion de la Fête nationale française et au coeur de cette Coupe du monde, où Les Français font bonne figure, Radio-Canada a voulu analyser leur présence et la façon dont ils s'intégrent. Rencontres.

Un texte de Piel Côté

Selon Statistiques Canada, en 2006, ils étaient 250 à être nés en France et à habiter l'Abitibi-Témiscamingue. Puis, en 2016, on comptait désormais 345 citoyens de l'Hegaxone sur les 2135 immigrants présents en Abitibi-Témiscamingue.

Les chiffres le prouvent, ils sont de plus en plus nombreux à traverser l'océan et, selon le fondateur de la Communauté française d'Abitibi-Témiscamingue, Benjamin Buffet, l'intégration est de plus en plus facile. Son organisme, créé il y a un an, apporte du réconfort à ses compatriotes.

« Avoir une communauté ici c'est rassurant, c'est fédérateur aussi. C'est en ça que la communauté est importante, pour garder le lien qu'on a avec le pays d'origine », affirme M. Buffet.

L'intégration se passe si bien que plusieurs d'entre eux font les démarches pour détenir le passeport canadien. C'est le cas de Nicolas Fournel, originaire du sud-ouest de la France, qui officialisera son nouveau statut dans quelques jours.

« Puis oui je suis fier d'avoir ma citoyenneté canadienne, moi j'adhère aux valeurs du Canada », dit celui qui ira passer les tests de citoyenneté à Ottawa dans quelques jours.

Être prêt à faire les efforts nécessaires

L'arrivée dans de petites villes où le nombre d'habitants est peu élévé favorise aussi l'intégration, à condition de socialiser avec les locaux et de sortir de la communauté française, croit Nicolas Fournel.

« À Montréal, tu es tenté d'aller avec des Français, mais ce n'est pas ça une adaptation, ce n'est pas de rester avec la communauté française et de penser à la France. Pour s'adapter, justement, il faut s'ouvrir », fait-il valoir.

Philippe Maschinot, qui habite en Abitibi-Témiscamingue depuis décembre 1999, a créé l'Agence de recrutement PMAT+, destinée à attirer des Français dans la région. Il estime toutefois que les immigrants doivent faire des efforts pour favoriser leur intégration.

« Le Québécois de nature va toujours te dire bienvenue, mais ça s'arrête là, ça s'arrête sur le pas de la porte. Ça prend des semaines, des mois, voire des années à pousser la porte et rentrer à l'intérieur du foyer québécois. Ça ne veut pas dire que ce n'est pas possible, mais il faut être prêt à faire l'effort quand on immigre », indique-t-il.

La consule honoraire de France à Rouyn-Noranda, Hélène Bacquet, affirme de son côté que les Français sont ici pour rester et elle insiste pour dire que la qualité de vie de la région y est pour quelque chose.

« Ce sont des personnes qui ont un projet de vie, donc qui sont là pour s'installer au moins quelques années. Après, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve, mais ça c'est palpable », avance-t-elle.

Le contexte socioéconomique, propice à l'immigration

Le contexte socioéconomique actuel favorise aussi l'arrivée des Français dans la région.

Des initiatives comme les Journées Québec, qui se tiennent à Paris et qui servent à recruter de la main-d'oeuvre française pour la province, amèneront, au cours des prochaines années, davantage de citoyens de l'Hexagone en Abitibi-Témiscamingue.

Le Centre local d'emploi de Rouyn-Noranda, qui a jusqu'ici effectué quelques séjours à Paris avec des entreprises locales, compte bien y retourner.

D'ailleurs, lors de la dernière édition qui a eu lieu les 26, 27 et 28 mai, trois compagnies de la région ont embauché neuf Français.

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