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Les hostilités sont lancées dans Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou

Le candidat conservateur dans Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou reproche au député Romeo Saganash de ne pas utiliser les ressources de la Chambre des communes convenablement.

Steven Hébert reproche notamment au candidat néo-démocrate d'utiliser son adresse courriel du Parlement pendant sa campagne.

Il estime que le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, doit rappeler ses candidats à l'ordre.

« Notre équipe de campagne a reçu aujourd'hui un échange de courriels où on voit clairement que l'équipe de M. Saganash utilise les adresses de courriel @parl.qc.ca, donc qui sont les BlackBerry qui sont fournis par la Chambre des communes et payés par l'ensemble des contribuables pendant la période électorale. Et c'est tout à fait inacceptable et probablement même illégal » croit le candidat conservateur.

« On sait que le NPD a déjà été impliqué dans le scandale des bureaux satellites où ils transféraient de l'argent des bureaux et députés vers des centrales politiques, poursuit Steven Hébert. Je pense que ce qui est arrivé aujourd'hui avec l'équipe de M. Saganash nous rappelle que le NPD ne comprend pas comment l'argent des contribuables doit être utilisé. »

Saganash réplique

Le député sortant Romeo Saganash répond qu'il demeure député jusqu'au jour de l'élection. Il peut utiliser les ressources de son bureau et son courriel parlementaire pourvu qu'ils servent pour des raisons parlementaires et non électorales. Romeo Saganash croit que Steven Hébert devrait mieux s'informer.

« Je pense que dans un premier temps, il devrait respirer par le nez et vérifier les règles parlementaires, parce qu'un député sortant garde les ressources qui sont à sa disposition pour servir la population parce qu'on doit continuer à servir la population pendant une campagne électorale et c'est ce qui se passe, lâche le député sortant d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou. Le bureau est toujours là, les gens viennent quand même au bureau et on doit les servir. Par conséquent, on continue à utiliser le bureau qui existe présentement pour le député. »

En ce qui concerne les bureaux satellites, Romeo Saganash répond que ce dossier est maintenant devant les tribunaux. Il affirme que la justice devra trancher de cette question.

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