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Les organismes communautaires d'Abitibi-Témiscamingue craignent pour leur avenir

Plus de 175 organismes de la région de l'Abitibi-Témiscamingue affirment être sous-financés et ont peur pour leur avenir. C'est ce que rapporte l'agente de projet de la Concertation régionale des organismes communautaires de l'Abitibi-Témiscamingue (CROC-AT), Ann-Julie Asselin. Le Réseau québécois d'action communautaire autonome (RQ-ACA) était de passage hier à Rouyn-Noranda.

Ann-Julie Asselin indique que les organismes se sont réunis en commission populaire pour discuter de leur apport positif sur la population, mais aussi des conséquences du contexte d'austérité. « L'abolition, par exemple, de la Conférence des élus (CRÉ), ça cause certains maux de tête à des groupes communautaires. Je pense aux groupes de femmes qui avaient accès à certains projets, certains programmes avec la CRÉ. Maintenant ce n'est plus possible, donc elles doivent faire affaire avec 65 municipalités au lieu d'un seul organisme régional. C'est quelque chose qui est ressorti aujourd'hui. [Il y a] la perte d'instances démocratiques citoyennes, aussi. Là, on sait que le CRDAT qui va se remettre en branle. C'est quelque chose qui est particulier à notre région », explique-t-elle.

En réponse à ces inquiétudes soulevées, la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, soutient que le financement des organismes n'a pas diminué. « Honnêtement, je vous le dis, il n'y a pas de coupures [sic] en éducation, il n'y a pas de coupures [sic] en santé, les budgets augmentent. Est-ce qu'on fait des choix? Oui. C'est une croissance qui est modérée. Pourquoi? Parce qu'on veut arriver au déficit zéro », affirme la ministre.

Avec les informations d'Angie Landry

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