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Les pitbulls, déjà interdits en Abitibi-Témiscamingue?

Depuis le décès brutal d'une Montréalaise attaquée par un pitbull, plusieurs villes du Québec ont décidé de bannir cette race de chien sur leur territoire. En Abitibi-Témiscamingue, le pitbull est déjà interdit dans des municipalités depuis plusieurs années.

Un texte de Vanessa Limage et d'Émélie Rivard-Boudreau

Le pitbull n'est pas permis comme animal de compagnie à Val-d'Or, Amos, La Sarre et à Ville-Marie. « Depuis le 21 novembre 1994, il y a un règlement à la Ville de Ville-Marie qui interdit ce genre de chien. Maintenant, vous dire qu'on l'applique à la lettre, honnêtement non. On ne fait pas le tour des maisons pour voir c'est quoi le chien, explique le maire, Bernard Flébus. Les règlements qui sont mis en place ce n'est pas dans un but coercitif [...] Donc les règlements sont là pour la communauté, mais on y va toujours, quand il y a des problématiques, on y va toujours sur des bases de discussions et on trouve toujours des arrangements à l'amiable ».

Des chiens permis à Rouyn-Noranda

À Rouyn-Noranda, les pitbulls sont toujours permis. « C'est venu suite à des recommandations de spécialistes ainsi que des gens de la SPCA , indique le maire, Mario Provencher. Depuis vendredi, il y a une enquête du ministère des Affaires municipales au niveau de la réglementation par rapport au pitbull, ainsi qu'à des races [de chien] plus dangereuses. Il est certain que nous on va collaborer à cette étude-là. Advenant qu'il y ait une décision pour interdire ces races de chien là, il est certain que la Ville de Rouyn-Noranda, on va axer nos efforts dans ce sens-là ».

Le rôle de la génétique

Selon l'éleveur de chiens Carl Routhier, du Chenil d'Aiguebelle, de Rouyn-Noranda, le débat sur l'autorisation ou l'interdiction des pitbulls est passé à côté de la responsabilité des éleveurs de chiens. « La génétique prédispose le chien à avoir des comportements », considère-t-il. Carl Routhier rappelle que les pitbulls ont été, depuis plusieurs décennies, reproduits entre les plus agressifs pour en faire des chiens de combats et que les instances publiques devraient s'intéresser davantage à cet historique génétique. 

L'éleveur croit qu'il y a moyen de renverser la vapeur. Cependant, il dénonce que certains éleveurs au Québec entretiennent cette sélection génétique. Selon lui, réglementer davantage l'élevage de chiens contribuerait à éviter les dérives. 

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